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Tensions au conseil communautaire de la CASUD : Olivier Rivière dénonce une atteinte à la liberté de parole

Ecrit par Zinfos974 – le vendredi 9 octobre 2026 à 07H01

Réuni au Tampon le jeudi 8 octobre, le conseil communautaire de la CASUD a été marqué par un échange tendu entre Olivier Rivière, maire de Saint-Philippe, et une élue du Tampon, Pauline Payet. Dans un communiqué, l’édile conteste l’interprétation de ses propos, dénonce le retrait de la parole décidé par le président de l’intercommunalité et condamne les insultes dont ses collaborateurs auraient été victimes.

Le conseil communautaire de la Communauté d’agglomération du Sud (CASUD), réuni ce jeudi 8 octobre au Tampon, a été le théâtre d’un incident entre élus. Dans un communiqué publié le même jour, Olivier Rivière, maire de Saint-Philippe, revient sur les échanges qui ont conduit à son départ de la séance et dénonce ce qu’il considère comme une atteinte à la liberté d’expression des élus.

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Selon le maire, l’incident a débuté après une intervention de Pauline Payet, élue du Tampon et présidente de l’UFR. Apprenant cette dernière fonction, Olivier Rivière affirme avoir simplement répondu : "Tout s’explique". Une remarque que le président de la CASUD, Alexis Chaussalet, aurait interprétée comme misogyne.

L’édile conteste fermement cette lecture. Il assure que ses propos relevaient d’une appréciation politique et ne visaient aucunement le sexe de son interlocutrice. "Trois mots. Pas une insulte. Pas une attaque contre les femmes", résume-t-il dans son communiqué.

Le retrait de la parole contesté

Au-delà de l’interprétation de cette remarque, Olivier Rivière remet en cause la décision du président de la CASUD de lui retirer la parole et de lui demander des excuses.

Le maire de Saint-Philippe juge cette décision "injustifiée et disproportionnée". S’il reconnaît au président de séance la responsabilité de garantir le bon déroulement des débats, il estime que cette prérogative ne doit pas empêcher un élu de répondre à une mise en cause personnelle.

Considérant ne pas avoir à présenter d’excuses, Olivier Rivière a choisi de quitter la séance, accompagné de ses collaborateurs.

Des collaborateurs pris à partie

Le maire affirme que ses collaborateurs ont ensuite été pris à partie et publiquement qualifiés de "chiens". Des propos qu’il juge "indignes et inadmissibles".

Dans son communiqué, l’élu insiste sur la nécessité de préserver les agents et collaborateurs des affrontements politiques. Il rappelle que les divergences entre responsables publics ne sauraient justifier des attaques contre les personnes qui les accompagnent dans l’exercice de leurs fonctions.

"On peut contester un élu. On peut combattre ses idées. On peut critiquer son action", souligne-t-il, avant d’affirmer que ses collaborateurs ne doivent pas devenir les cibles des tensions entre élus.

Un appel au respect du débat démocratique

Pour Olivier Rivière, cet épisode illustre une dérive dans le fonctionnement des débats au sein de la CASUD. Il estime que la contradiction politique doit pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des personnes et des institutions.

"La démocratie, c’est pouvoir parler. C’est pouvoir répondre. C’est pouvoir contester", rappelle-t-il, en dénonçant ce qu’il perçoit comme une volonté de faire taire les voix discordantes.

Le maire de Saint-Philippe affirme vouloir poursuivre son mandat avec la même détermination et le même attachement au respect des institutions. Il assure qu’il ne cédera ni aux intimidations ni aux tentatives de réduire au silence une parole politique qui dérange.

En conclusion, Olivier Rivière présente cet incident comme une question dépassant le simple désaccord entre élus. À ses yeux, le respect de la liberté d’expression, la dignité des personnes et les conditions du débat démocratique sont au cœur de cette affaire.

Etiquettes : CASUD | Olivier Rivière | PU1

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