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Solidaires Réunion: Journée internationale de lutte pour le droit des femmes

Ecrit par zinfos974 – le lundi 7 mars 2016 à 11H48

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Pourquoi le 8 mars?
C’est la journée internationale de lutte pour le droit des femmes. Historiquement, c’est en 1910 que Clara Zetkin (révolutionnaire allemande), lors du congrès international des femmes socialistes, proposa d’organiser chaque année une journée internationale de la femme.
Mais ce n’est pas la journée de «la» femme (symbole de la féminité) comme les médias se complaisent à le répéter. Il n’y a pas une femme, mais des femmes, toutes différentes, qui luttent jour après jour, année après année pour l’égalité!
Pourquoi se battre?
Les inégalités entre les hommes et les femmes persistent malgré des batteries de lois. Et ceci malgré les luttes menées par les femmes qui ont permis aux femmes d’accéder au travail, à l’indépendance vis-à-vis du conjoint, à la contraception, à l’IVG, à la reconnaissance et la condamnation du harcèlement sexuel, des violences faîtes aux femmes...
Au travail: Les femmes gagnent 19,2% de moins que les hommes dans le secteur privé (écarts de salaires nets mensuels) avec 7% «non expliqués» et qui relèvent de la discrimination pure. Dans la fonction publique, les écarts de rémunération sont de 14% à l’Etat, de 10% en Territoriale et de 21% dans la fonction publique hospitalière.
Les retraites: Le montant moyen des pensions des femmes est de 967 euros, tandis qu’il est de 1617 euros pour leshommes, soit une différence de 40%!

Les « tâches» domestiques: Les hommes y consacrent 2h13 par jour tandis que les femmes consacrent 4h01... Cela a un impact certain sur leurs carrières, leurs temps libres, sur leurs investissement syndicaux et politiques...

Les violences faites aux femmes:
Un viol est déclaré toutes les 40 minutes, une femme meurt sous les coups son compagnon (ou ex) tous les 2 jours et demi... et un quart des agressions sexuelles ont lieu au travail.

Les politiques néo-libérales d’austérité:

Les femmes sont les principales victimes de la précarisation et de la flexibilité au travail, de la baisse des dépenses publiques (service publics enfance, 150 centres IVG fermés en 10 ans, planning familial menacé, maternités fermées, temps partiel imposé dans le privé...).
Les femmes seront les premières victimes de la loi El Khomri et de la dégradation du droit du travail.

 

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