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Didier Robert propose son aide à l'Etat pour mieux gérer son dispositif d'emplois aidés...

En réponse à l'appel lancé par la députée socialiste, Monique Orphé, et à la position du gouvernement sur la question de l'utilisation des emplois aidés par les collectivités, le président de la Région Réunion, Didier Robert, a formulé plusieurs propositions à l’État, ce mardi lors d'une conférence de presse, estimant qu'il faut maintenir l'enveloppe mais "changer la méthode de gestion"...
Ecrit par zinfos974 – le mardi 21 octobre 2014 à 17H18

Didier Robert tape une nouvelle fois du poing sur la table. Après la continuité territoriale, le président de la Région Réunion défie l'Etat sur le terrain des emplois aidés. Telle une réponse faite aux "cris d'Orphé", Didier Robert, un tantinet moqueur, est vite redevenu sérieux, ce mardi après-midi face à la presse, pour expliquer l'échec du dispositif proposé par le gouvernement socialiste, mais aussi pour faire ses propositions.

"Notre rôle est d'accompagner les entreprises, de leur créer un environnement favorable, mais je veux rappeler encore une fois que l'emploi est de la compétence première de l'Etat. Les collectivités locales assument d'une certaine façon un rôle de partenariat", indique en préambule Didier Robert, accompagné de personnels, conseillers régionaux et membres de cabinet.

Rappelant les chiffres des contrats aidés (CAE CUI et emplois d'avenir), Didier Robert a posé le constat unanime qu'un certain nombre de ces contrats affectés n'ont pas été utilisés. Sur 21.200 CUI-CAE prévus pour l'année 2014 à la Réunion, environ 40% n'ont pas été consommés. Et sur plus de 7.000 emplois d'avenir, le taux est de 35%.

L'Etat à la tête d'un GIP

"Pourquoi ça ne fonctionne pas? Les collectivités ont déjà du mal à tenir leur budget à l'équilibre. Ajoutons à cela un transfert de compétences et des charges supplémentaires, je pense à la réforme sur les rythmes scolaires, les collectivités ne peuvent plus assumer le co-financement avec l'Etat, même de 10%", insiste-t-il.

Une fois les critiques formulées et estimant que les collectivités ne sont "pas de mauvaise foi", Didier Robert annonce pouvoir faire des propositions… "Puisque le dispositif ne marche pas, il faut bien se rendre à l'évidence, je formule le voeu que l'Etat devienne employeur en créant un GIP", annonce-t-il concernant les emplois aidés type CAE CUI. "Il financerait le dispositif à 100% et on serait ainsi sûr de l'utilisation totale de l'enveloppe. Les collectivités auraient elles à assumer l'encadrement et la formation", a-t-il poursuivi.

Sur la partie des emplois d'avenir, "si l'Etat augmente sa part de financement et que la Région maintient sa participation, alors on pourrait baisser les coûts supportés par l'entreprise. J'imagine même un soutien plus important pour les secteurs qui s'engagent dans le développement durable", indique encore Didier Robert.

Celui-ci devrait formuler ses suggestions dans une lettre qu'il enverra dans les plus hautes sphères, nul doute que l'initiative plaira aux responsables concernés...

 

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