Voie urbaine du Tampon : les travaux commencent officiellement

Le président de la CASUD, le maire du Tampon et plusieurs élus ont posé, ce vendredi 14 novembre, la première pierre symbolisant le lancement officiel des travaux de la future voie urbaine. Ce nouvel axe routier doit permettre de désengorger la circulation sur la RN3 saturée.
Si certains estiment que le projet avance (trop) vite, pour le président de la CASUD et le maire du Tampon, il accuse au contraire un retard de vingt ans. Dans les cartons depuis les années 1990, abandonné en 2006 sous la mandature de Didier Robert, le projet a finalement été relancé en 2025. Pour Jacquet Hoarau, président de la CASUD, cet abandon a laissé des traces dont "on en subit les conséquences aujourd’hui.”
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La voie urbaine a ainsi pour objectif principal de fluidifier la circulation sur la RN3, empruntée chaque jour par plus de 56.000 véhicules sur les routes nationales et départementales de la commune.
Après un avis favorable de l’enquête publique le 20 septembre dernier et la déclaration d’utilité publique accordée, la CASUD, maître d’ouvrage opérationnelle du projet, a lancé officiellement le chantier.
“Ce n’est pas une autoroute”
Selon Patrice Thien Ah Koon, maire du Tampon, cette voie pourrait être “l’une des dernières routes construites” dans le contexte du zéro artificialisation nette (ZAN). Mais l’élu tient à rassurer : “Ce n’est pas une autoroute, ce n’est pas une quatre voies, ce n’est pas une voie express”, martèle-t-il.
Long de 5 kilomètres, le futur axe reliera le rond-point des Azalées au 14ᵉ kilomètre en passant par Trois-Mares, permettant ainsi de contourner le centre-ville. La vitesse y sera limitée à 50 km/h. "Ce n’est pas d’un coup de baguette magique que cette voie va supprimer les embouteillages, alors qu’au Tampon, selon les projections, avec 100.000 habitants, 66.000 voitures circuleront", prévient le maire, qui rappelle son projet de transport par câble pour développer une mobilité durable.
Pour tenter de limiter la dépendance à la voiture, le tracé intègre une voie verte et une voie dédiée au TCSP sur 3 des 5 kilomètres, faute de foncier disponible sur l’ensemble du parcours, précise Jacquet Hoarau. Sont également prévus des "aménagements pluviaux, des éclairages publics respectueux de l'environnement, et 5.000 végétaux plantés ”, liste le président de la CASUD.
Expropriations : une seule famille finalement concernée
Au total, la construction de la route s'élève à 51 millions d'euros répartis entre la CASUD, la commune, le Département et la Région avec une participation du FEDER.
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Une somme “injectée dans l’économie locale”, souligne Jacquet Hoarau, qui évoque également la création de 80 emplois pendant les 18 mois du chantier.
Concernant les expropriations, le président de la CASUD précise enfin qu'“après ajustements du tracé et négociations, il ne reste plus qu’une seule famille qui résiste. La DUP ayant été prononcée, la procédure d’expropriation peut avoir lieu.”


