Tentative d'assassinat présumé de Morgane : L'auteur principal est sorti de détention provisoire

Pendant 48 heures, l'auteur des coups qui aurait prémédité son acte abject et ses deux complices présumés ont laissé la malheureuse à son triste sort. L'un d'eux avait enfin libéré sa parole à la fin des fêtes pascales et Morgane avait été retrouvée agonisante avec un pronostic vital engagé. Tabassée à coups de pierre, notamment au niveau du crâne, et victime de coups de couteau, elle avait cependant survécu après un marathon de l'horreur.
Trois adolescents d'un même collège avaient été arrêtés puis mis en examen pour tentative d'assassinat et complicité de tentative d'assassinat. Tous avaient été incarcérés dans la foulée dans le quartier des mineurs de la maison d'arrêt de Domenjod.
Le premier est suspecté d'avoir monté un plan pour attirer Morgane et la tuer. Certains détails le concernant interrogent sur sa personnalité et sa santé mentale. Le garçon par ailleurs très bon élève aurait oublié son arme sur place et après son crime serait revenu sur les lieux pour la récupérer alors que la victime était au sol dans un état critique.
À son domicile et selon une source proche du dossier, les détails de sa stratégie machiavélique étaient inscrits, étape par étape, sur le mur de sa chambre. Il avait d'ailleurs utilisé le téléphone de Morgane pour envoyer un message simulant une tentative de suicide. Des recherches pour la retrouver avaient lancé les proches et les forces de l'ordre sur une fausse piste. Un temps précieux dans la course contre la montre pour retrouver la trace de la malheureuse avait été perdu.
En septembre 2022, ses deux complices étaient remis en liberté par le juge des libertés et de la détention après quatre mois de détention préventive. Pour l'un deux, celui qui aurait assisté au supplice infligé à la victime, le parquet avait fait appel de son placement sous contrôle judiciaire. Mais la chambre de l'instruction avait rejeté cet appel et le jeune homme avait été laissé libre.
C'est désormais le tour du principal suspect de voir sa période de détention provisoire s'achever. Pour les mineurs, le mandat de dépôt criminel est d'une durée de six mois, renouvelable une seule fois. Ainsi, après 12 mois d'incarcération, le mis en cause a quitté sa cellule pour être accueilli dans un centre adapté qui, selon son conseil, rend impossible "tout lien entre le collégien et sa victime présumée". Quant au procès, il devrait, selon toute vraisemblance, se tenir d'ici l'an prochain devant le tribunal pour enfant de Saint-Pierre.


