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Téléphérique : une solution d’avenir selon la CASUD

Ecrit par P.B. – le samedi 13 décembre 2025 à 10H48

La CASUD a lancé une étude de faisabilité pour son projet de téléphérique. Présentée comme une solution de mobilité pour demain, l’initiative suscite de vives critiques dans l’opposition.

L’annonce avait été faite en juillet dernier par David Lorion et Patrice Thien Ah Koon. La réflexion se poursuit désormais avec le lancement d’une étude de faisabilité confiée à la SPL Maraina. Celle-ci devra établir un diagnostic du territoire, proposer des solutions alternatives et soumettre une évaluation technique, sécuritaire, réglementaire et financière détaillée du projet, pour une enveloppe prévisionnelle de plus de 300 000 euros.

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Le projet s’inscrit également dans la feuille de route des mobilités, qui prévoit la création d’une Société réunionnaise des grands projets. Cette structure, placée sous la tutelle de la Région et des quatre intercommunalités, a pour objectif d’“assurer de manière autonome, transparente et stable les grands projets d’infrastructures”.

Pour le président de la CASUD, Jacquet Hoarau, le téléphérique s’impose comme une réponse aux difficultés de circulation sur l’île. “Parce que nous héritons du tout voiture, notre combat d'aujourd'hui, mais surtout de demain, ce sera de changer les comportements des Réunionnais. Aujourd'hui, il n'est plus possible de circuler à La Réunion. Il y a 300 000 à 500 000 voitures pour 850 000 habitants. Les modes de déplacement de demain seront, comme on dit, les modes doux. Il faudra le vélo, il faudra les transports en commun, et aussi, comme cela a été fait à Saint-Denis, les téléphériques. Comme on ne peut plus faire de routes, on ne peut plus imperméabiliser les sols, je pense que c'est la solution de demain pour beaucoup de communes”, a-t-il plaidé.

Une opposition qui dénonce une “mascarade”

Dans les rangs de l’opposition, Nathalie Bassire s’est montrée critique. “Les masques tombent”, est-elle intervenue pour s’opposer “à la mascarade dont se sont livrés les maires de Saint-Pierre et du Tampon”. La conseillère a également relevé que "seule la CASUD assume 100 % de l'étude et pas 1 euro de la CIVIS”. Selon les informations du DGS, la CIVIS aurait quant à elle déjà voté le financement et les contours de l'étude de son téléphérique.

De son côté, Henri-Claude Huet, représentant pour la séance le maire de Saint-Joseph Patrick Lebreton, s’est dit surpris que le sujet n’ait pas été évoqué en amont en conseil des maires. Il a également soulevé l’absence d’éléments transmis par la CIVIS.

“Un même projet et deux études séparées, c'est absurde et très inquiétant”, a conclu Nathalie Bassire au terme des débats. L’élue s’est abstenue lors du vote, tout comme l’opposition saint-joséphoise.

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