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Aucun lycée bloqué, 17 mobilisés : le rectorat évoque des débordements de personnes "extérieures au mouvement"

Ecrit par S.G sur place – le vendredi 2 octobre 2026 à 17H18

Après une journée de mobilisation dans 17 lycées sur 49, le rectorat de La Réunion a tenu à apporter plusieurs précisions. Aucun établissement n’a été bloqué, assure-t-il, tandis que certains débordements auraient été provoqués par des personnes extérieures au mouvement. Une quinzaine de jeunes ont été interpellés, mais ne seraient pas des lycéens, selon les informations communiquées lors du point presse.

Le rectorat veut remettre les choses au clair. Au lendemain des premiers rassemblements et alors que la mobilisation s’est étendue ce vendredi 2 octobre à onze communes de La Réunion, les autorités académiques ont précisé l’ampleur du mouvement et les conditions dans lesquelles il s’est déroulé.

Lors de cette conférence de presse, le secrétaire général du rectorat Erwan Polard et l’inspecteur d’académie Yacin Karim, également adjoint au recteur, ont indiqué que "17 lycées sur les 49 que compte l’académie avaient été concernés", soit environ 34 % des établissements. Mais le rectorat insiste sur un point : "aucun lycée n’a été bloqué".

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Si des tentatives de blocage des entrées ont eu lieu tôt le matin, les équipes de direction ont permis aux élèves qui le souhaitaient de rejoindre leurs cours. La situation était globalement revenue au calme à partir de 10 heures ou 10h30, selon les services académiques.

Des débordements attribués à des personnes extérieures

Autre mise au point du rectorat : la distinction entre les lycéens mobilisés et les personnes impliquées dans les incidents. Évoquant notamment les tensions survenues devant le lycée François-de-Mahy, à Saint-Pierre, le rectorat a estimé que certains débordements étaient le fait de personnes "plutôt extérieures au mouvement", qui se seraient agrégées aux rassemblements. Des "glissements" en raison notamment de la présence de cités et certains quartiers sensibles à côté des établissements.

Selon les éléments communiqués lors du point presse, une quinzaine de jeunes ont été interpellés. Ils ne seraient donc pas des lycéens. Le rectorat évoque également, dans certains cas, des troubles liés aux quartiers environnants, tout en reconnaissant que le mouvement lycéen a pu contribuer à créer un contexte favorable à ces incidents.

Cinq policiers ont par ailleurs été blessés au cours des interventions menées aux abords des établissements. Les autorités académiques soulignent "avoir travaillé en lien avec la préfecture et les forces de l’ordre pour encadrer les rassemblements et garantir la sécurité des élèves et des personnels". Elles mettent également en avant "le rôle des chefs d’établissement, mobilisés dès les premières heures pour gérer les tentatives de blocage".

"Clarté" et "sens des responsabilités"

Au-delà des incidents, le rectorat entend surtout mettre en avant le dialogue engagé avec les représentants des élèves. Un Conseil académique de la vie lycéenne élargi s’est réuni ce vendredi 2 octobre en visioconférence, sur deux créneaux, afin de recueillir les revendications et les inquiétudes des élus lycéens.

Les sujets remontés sont nombreux : "chaleur dans les salles de classe, état des bâtiments, restauration scolaire, effectifs par classe, organisation des emplois du temps, transports et interdiction du téléphone portable". Des préoccupations qui ne relèvent pas toutes de la seule Éducation nationale. Le bâti des lycées dépend notamment de la Région, tandis que les transports relèvent d’autres collectivités.

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Le rectorat a salué des représentants qui se sont exprimés avec "clarté" et "un grand sens des responsabilités". L’institution assure vouloir transmettre les demandes aux acteurs concernés et examiner les améliorations possibles. Elle rappelle également que les conseils de la vie lycéenne et les conseils d’administration des établissements "sont des instances destinées à faire entendre la parole des élèves".

La semaine prochaine en ligne de mire

Le rectorat regarde désormais vers la semaine prochaine. Une plateforme nationale d’expression destinée aux lycéens doit ouvrir en début de semaine, avec un lancement attendu mardi 6 octobre pour l’académie de La Réunion. Les fédérations de parents d’élèves doivent également être reçues dès lundi 5 octobre.

Les autorités académiques indiquent qu’elles "resteront attentives aux signaux remontant des établissements, mais aussi aux appels à la mobilisation diffusés sur les réseaux sociaux". À une semaine des vacances scolaires, elles souhaitent préserver le temps consacré aux apprentissages.

Reste à savoir si ce dialogue suffira à apaiser la mobilisation ou si les élèves choisiront de poursuivre leur mouvement dans les prochains jours.

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