Municipales à Saint-Paul : la protestation électorale de Cyrille Melchior prend le chemin d'un rejet par le tribunal

Lors de l’audience du tribunal administratif ce vendredi 2 octobre, le rapporteur public a conclu au rejet des griefs de Cyrille Melchior contre les opérations électorales de mars dernier à Saint-Paul. Les magistrats, qui rendront leur décision dans les prochains jours, ne sont pas tenus de suivre l’avis de leur rapporteur.
La tendance est au maintien des résultats du scrutin du 22 mars dernier à Saint-Paul, après les conclusions de rejet de la protestation électorale formulées par le rapporteur public, ce vendredi 2 octobre, au tribunal administratif de la Réunion.
Rien n’est encore statué : les magistrats du tribunal, qui rendront leur décision dans les prochains jours, peuvent encore déjouer les pronostics, même si le rapporteur public a rejeté tous les griefs présentés par Cyrille Melchior. En cas de décision défavorable, le président du Département devrait certainement se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État.
Car Jaune et régie la Créole
Pour rappel, Cyrille Melchior, battu au second tour avec un score de 44,26%, contre 55,74% pour Emmanuel Séraphin (5.696 voix d’écart), soulevait notamment un grief sur l’intrusion supposée de la Région dans la campagne des municipales, par le biais des affiches d’Huguette Bello à l’arrière des Car Jaune.
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L’ancien élu aux finances de Saint-Paul, sous Joseph Sinamalé, conteste aussi des remises gracieuses accordées, pendant les six mois précédents les élections, à des abonnés de la régie d’eau intercommunale la Créole pour des factures impayées.


