Stationnement à Saint-Denis : la mairie dans le viseur de l’opposition

À Saint-Denis, l’opposition accuse la mairie de minimiser l’impact de la fermeture des parkings Timol et pointe du doigt promesses non tenues et contrats litigieux.
L’opposition municipale de Saint-Denis monte au créneau suite aux déclarations de la maire, Éricka Bareigts, concernant la fermeture des parkings Timol. Dans un article publié ce mardi 25 février sur Réunion La 1ère, la maire affirme que cette décision entraîne la perte de 38 places de stationnement. Une affirmation jugée "inexacte" par Farid Mangrolia, porte-parole de l’opposition, qui soutient que ce sont en réalité 71 places qui ont été supprimées "en une seule journée".
"C’est son équipe qui a initié ces contrats"
Éricka Bareigts a justifié la fermeture par des contrats jugés non conformes à la légalité, puisque le contrat passé pour le parking Timol a été signé avec un privé, ce qui est interdit l'a rappelé en 2018 la Chambre régionale des comptes.
Une explication qui ne convainc pas l’opposition. Celle-ci rappelle que ces engagements avec des partenaires privés ont été conclus sous la mandature de Gilbert Annette, entre 2017 et 2025, alors que l’actuelle maire siégeait comme conseillère municipale dans la majorité et occupait un poste de députée socialiste. "C’est son équipe qui a initié ces contrats", souligne Farid Mangrolia, pointant une responsabilité directe de l’administration actuelle.
Une crise du stationnement aggravée
L’opposition reproche également à la municipalité un bilan global désastreux en matière de stationnement. Si la maire met en avant la création de 112 nouvelles places, ce chiffre est relativisé par la suppression, sous son mandat, "de plus de 300 places au Pôle Océan, d’une trentaine au parking Labourdonnais, ainsi que par la hausse continue des tarifs de stationnement dans la ville". "En pleine crise du stationnement, elle supprime encore 71 places du jour au lendemain, sans concertation ni explication", déplore l’opposition.
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Le scepticisme de l’opposition s’appuie aussi sur des promesses restées lettre morte, comme la construction d’un parking en silo d’une centaine de places rue Issop Ravate. Six ans plus tard, "il n’y a rien", déplore Farid Mangrolia, notant que même le permis de construire et la plaque du projet ont disparu du site. "Plus de 400 places ont été supprimées depuis qu'elle est élue. Plutôt que de communiquer pour masquer la réalité comme une ‘influ-menteuse’, il serait temps de travailler pour les Dionysiens", tacle-t-il.
Face à une "crise du stationnement insupportable" dans plusieurs quartiers, Farid Mangrolia conclut en avancant des solutions : rouvrir sans délai le parking du Pôle Océan, lancer dès cette année la construction du parking silo promis, et baisser les tarifs pour soulager les usagers.


