Situation financière à la Plaine-des-Palmistes : l'élu démissionnaire Joan Doro défend son bilan d’adjoint

À la suite de la publication du rapport définitif de la Chambre régionale des comptes sur la gestion municipale entre 2020 et 2025, l’ex-adjoint palmiplinois Joan Doro prend publiquement position. Celui qui a récemment démissionné de toutes ses délégations appelle à analyser les conclusions de la CRC avec sincérité et sans instrumentalisation, tout en défendant le travail mené durant le mandat.
La publication du rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) sur la Plaine-des-Palmistes fait réagir Joan Doro. Dans un long communiqué, l’ancien 4ᵉ adjoint, jusqu’ici l’un des soutiens les plus proches du maire Johnny Payet, revient sur les cinq années passées au sein de l’exécutif et sur les fragilités pointées par les magistrats financiers : situation budgétaire sous tension, irrégularités comptables, dette en forte progression et pilotage administratif insuffisamment structuré.
Joan Doro rappelle avoir « œuvré avec constance » pour renforcer les infrastructures et répondre aux attentes de la population, évoquant un mandat marqué par de nombreux projets structurants. Il affirme ne pas chercher à se dissocier des choix municipaux : « Il n’est pas ici question d’un élu qui cherche à se dégager des décisions d’un groupe, mais d’un enfant de la Plaine fidèle à la confiance palmiplainoise. »
Le rapport de la CRC, un appel à la prudence financière
Le rapport, révélé en début de semaine, souligne un volontarisme certain de la commune, qui vise notamment un classement en station de tourisme. Mais la CRC alerte sur une dynamique d’investissements jugée disproportionnée au regard des capacités financières de la collectivité. Plus de 62 millions d’euros ont été injectés dans les projets depuis 2020, pour un budget de fonctionnement annuel d’environ 12 millions d’euros.
Les magistrats pointent une capacité d’autofinancement insuffisante, une dette passée de 7,4 millions d’euros à plus de 19 millions en 2023, ainsi que de nombreuses irrégularités comptables. Ils invitent la municipalité à rétablir durablement ses marges financières, à fiabiliser ses procédures internes et à encadrer plus strictement la conduite des grands projets.
La mairie, dans sa réponse, assume ses choix et plaide un « rattrapage nécessaire » après des décennies de retard. Elle assure avoir engagé des mesures de redressement depuis 2024, notamment via une nouvelle gouvernance budgétaire et des recrutements ciblés.
Doro appelle à une lecture sereine et collective du rapport
Face à ces constats, Joan Doro adopte une position qu’il qualifie de « fidèle » à son engagement initial. Il salue le travail des équipes administratives et techniques, rappelant leur rigueur « dans le respect des règles de prudence ». Il invite les élus actuels comme futurs à ne pas céder aux interprétations partisanes : « J’invite chacun à porter une analyse personnelle, sincère et non biaisée. »
L’ex-adjoint souligne que la commune s’est construite grâce à l’action de nombreuses générations d’élus, agents et partenaires institutionnels. Citant Nelson Mandela, il met en garde contre les divisions internes et rappelle que l’objectif doit rester l’intérêt collectif.
Une prise de parole dans un contexte politique particulier
Cette réaction intervient alors que Joan Doro a quitté ses fonctions d’adjoint il y a quelques semaines, invoquant des raisons professionnelles et familiales. Très impliqué dans les projets d’aménagement, il avait contribué à 31 opérations majeures du mandat, dont la piscine municipale, le nouveau stade ou encore des travaux sur les radiers et les ponts.
S’il n’occupe plus de délégation, il demeure conseiller municipal et affirme vouloir continuer à accompagner les projets qui feront « progresser la commune dans l’unité ».
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