Saint-Benoît : à Bras-Fusil, la propreté du quartier devient "l’affaire de tous"

À Bras-Fusil, une opération « Quartier propre » a réuni ce mercredi 7 octobre habitants, associations, bailleurs et services publics. Objectif : améliorer le cadre de vie dans un quartier où la disparition des Parcours emploi compétences (PEC) a réduit les moyens humains des associations en charge de l’entretien des espaces du quartier.
Ce mercredi matin, sacs, gants et benne dédiée aux déchets étaient de sortie à Bras-Fusil. La mairie de Saint-Benoît, la Cirest, les bailleurs, les associations de quartier et plusieurs partenaires se sont retrouvés pour une nouvelle opération « Quartier propre ».
L’objectif : nettoyer, sensibiliser, mais surtout installer une dynamique durable autour du cadre de vie. Pour Augustin Cazal, 3e adjoint au maire délégué à la politique de la ville et à la vie associative, l’enjeu est clair : « L’objectif pour nous, c’était de sensibiliser les habitants et de travailler avec les partenaires, sensibiliser aussi les bailleurs sociaux pour les abords des immeubles. »
Une première opération avait déjà été organisée en septembre. Celle de ce mercredi s’inscrit donc dans une série d’actions appelées à se poursuivre.

La disparition des PEC a laissé un vide
Derrière les problèmes de propreté se cache aussi une évolution plus structurelle : la disparition progressive des contrats aidés.
« On avait trois associations qui travaillaient dans ce quartier, en plus des équipes de la commune. La suppression des PEC nous a vraiment fait du mal dans ce quartier », souligne Augustin Cazal.
Selon lui, certaines structures ont depuis disparu, laissant moins de bras disponibles pour assurer une présence régulière et entretenir les espaces du quartier.
La commune reprend donc certains sites directement en charge. « Quand le quartier n’est pas entretenu, c’est ça aussi qui crée le sentiment d’angoisse. L’idée, c’est que les gens voient que c’est propre et qu’ils aient envie de l’entretenir », explique l’élu.
Une demande remontée par les habitants
Marianne Chapdelain, directrice de la politique de la ville, rappelle que le sujet est directement remonté des habitants lors des concertations menées dans le cadre de Quartiers 2030. « Ici, ça avait été une demande très forte des habitants de s’occuper du cadre de vie », explique-t-elle.
Depuis la rentrée, plusieurs actions ont ainsi été organisées : interventions du centre social, sensibilisation au tri, travail autour des encombrants et actions de proximité avec les partenaires du quartier.
L’opération de ce mercredi constitue un temps plus visible au milieu de ce travail de fond.« L’idée, c’est une grosse opération au milieu de plusieurs actions menées avant et qui vont continuer après », résume Marianne Chapdelain.
Son message est simple : « La propreté de mon quartier, c’est l’affaire de tous. Des institutions, des bailleurs, des habitants. »

Les collégiens sont restés dans l'établissement
Plus de 60 habitants et collégiens devaient initialement participer à la matinée, dont 43 élèves de quatrième du collège Guy Môquet et une vingtaine de participants du centre social Kaz Tantine Zaza. Les collégiens n’ont finalement pas pris part à l’opération sur fond d'incertitudes liées au mouvement de contestation des lycéens, l’établissement préférant conserver les élèves sur place.
La Cirest avait mobilisé trois agents de tri, une soixantaine de sacs et des supports de sensibilisation. Une benne destinée aux déchets d’équipements électriques et électroniques avait également été installée. Étaient également associés à l’opération, l’ARS, les bailleurs SEMAC, SHLMR et SIDR, la police municipale, la gendarmerie, le centre technique et plusieurs associations du quartier.
Trouver une solution qui dure
Pour Augustin Cazal, l’enjeu est maintenant de ne pas se contenter d’un grand nettoyage ponctuel. « Il faut parfois des petits coups d’électrochoc comme ça pour montrer aux gens qu’on est là et qu’on ne lâche pas », affirme-t-il.
La mairie veut désormais parvenir, avec les bailleurs, la Cirest, les associations et les habitants, à une organisation plus pérenne.


