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Nuñez persiste : "Quand il n’y a pas de dégradation, il n’y a pas d’intervention"

Ecrit par Zinfos974 – le mercredi 7 octobre 2026 à 20H56
Capture d'écran FranceInfo

Auditionné mercredi 7 octobre par la commission des lois de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a défendu la gestion de l’ordre public face à la mobilisation lycéenne. Le locataire de la place Beauvau affirme que les forces de l’ordre n’interviennent pas lorsque les rassemblements restent pacifiques, tout en ayant déjà annoncé plus tôt dans la journée la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes lancées par des dispositifs spécifiques.

Bien au chaud et face aux députés, alors que la gronde lycéenne déferle sur le pays encore mercredi 7 octobre, Laurent Nuñez a voulu poser (et tenir) une ligne claire, imperméable aux critiques. "Quand il n’y a pas de dégradation, il n’y a pas d’intervention", a assuré le ministre de l’Intérieur.

Le ministre de l'Intérieur a également récusé l’expression de "répression policière", utilisée par certains acteurs de la mobilisation et certains médias. "Il n’y a pas d’intervention des forces de l’ordre lorsque les lycéens manifestent de façon pacifique", a-t-il insisté.

18 enquêtes ouvertes par l’IGPN

Le ministre a par ailleurs indiqué que 18 enquêtes avaient été ouvertes par l’IGPN, la police de la police, depuis le début du mouvement lycéen. Le locataire de place Beauvau a également demandé, plus tôt dans la journée mercredi 7 octobre, la suspension provisoire de l’utilisation des grenades assourdissantes projetées par lanceur dans le cadre de la mobilisation.

Lire aussi : Mobilisation lycéenne : 61 interpellations à La Réunion, dont des dizaines de mineurs

"Il y a une action de police qui nous interroge tous au sein du ministère de l’Intérieur, c’est ce qu’il s’est passé à Lens", a-t-il déclaré, en référence au lycéen de 15 ans grièvement blessé lundi 5 octobre, dont la main a été arrachée et qui a depuis été amputé.

Les étudiants entrent à leur tour dans la mobilisation

Le mouvement gagne désormais les universités. Selon l’Union étudiante, au moins 80 campus étaient bloqués mercredi matin 7 octobre, contre 60 la veille. À Paris, Sciences Po était notamment bloqué depuis, avec un face-à-face entre étudiants et forces de l’ordre.

"On ne va rien arrêter", a affirmé la porte-parole de l’Union étudiante, Sabrine Kharbach au cours de ces manifestations.

Nouvelle journée de grève jeudi

La mobilisation doit également se poursuivre jeudi 8 octobre. Plusieurs syndicats de l’Éducation nationale, dont le Snes-FSU, la CGT, FO et Sud, ont appelé à une journée de grève et de manifestations.

Ils estiment notamment "que le gouvernement n’a toujours pas répondu aux revendications portées par les lycéens".

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