Retraites : Deux pas en avant, un pas en arrière...
Aucune image à la une trouvée pour cet article.
On sait maintenant à quelle sauce on va être mangé en matière de réforme du régime de retraite. Qu'on le veuille ou pas, qu'on manifeste ou pas, nous devrons travailler deux ou trois années de plus.
Je pense que les Français s'en sont fait une raison et en ont accepté l'idée, de bon ou de mauvais gré. Mais ils le feront d'autant plus facilement qu'ils auront le sentiment que tout le monde sera logé à la même enseigne.
Or, Eric Woerth a annoncé hier sur LCI que le gouvernement s'apprêtait à épargner les régimes spéciaux de retraites.
Ces régimes, qui concernent 500.000 actifs et un million de retraités, ont été réformés en 2007. Ils passeront progressivement de 37,5 à 40 années de cotisation, mais ils conservent la possibilité de partir à 60 ans, jusqu'en 2018. Ce qui fait s'interroger le Monde, qui se demande si le but n'est pas "d'acheter" une paix sociale auprès aux syndicats et en particulier de la CGT, dont EDF et la SNCF sont des bastions...
La conséquence de ce manque de courage sera que les inégalités perdureront quant aux modalités de calcul des pensions. Dans le privé, ce sont les 25 meilleures années qui servent de référence. Dans le public, ce sont les six derniers mois d'activité.
Le gouvernement avait là l'opportunité historique de procéder à un alignement particulièrement injuste pour les salariés du privé. Il a manifestement reculé devant la peur de voir la France bloquée par les grèves et les manifestations de fonctionnaires et d'assimilés. Il est à craindre que l'occasion ne se représente pas de sitôt...


