Retour du Paludisme à La Réunion ? Comment expliquer l'augmentation des cas importés et la mise en place de la vigilance renforcée

Éliminé localement depuis 1979, le paludisme reste présent à La Réunion à travers des cas importés. Les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue, notamment après des voyages en zones à risque. Explications.
À La Réunion, le paludisme ne circule plus localement depuis plus de quarante ans. Mais la maladie reste sous surveillance étroite. Selon les dernières données de Santé publique France, 35 cas importés ont été recensés en 2025 et déjà 28 au premier trimestre 2026. Pourquoi ?
Une situation qui rappelle que le territoire, bien que débarrassé du paludisme autochtone depuis 1979, reste exposé en raison des échanges avec des zones où la maladie est endémique, notamment Madagascar, les Comores, l’Afrique ou encore certaines régions d’Asie.
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Pour rappel, le paludisme est une infection parasitaire transmise par les piqûres de moustiques du genre Anopheles, principalement la nuit. À La Réunion, le principal parasite en cause dans les cas importés est Plasmodium falciparum, responsable des formes les plus graves.
Face à ce risque, les autorités sanitaires insistent sur un point clé. "Devant une fièvre inexpliquée au retour de voyage en zone impaludée, le paludisme doit toujours être considéré", rappellent les spécialistes, qui préconisent un diagnostic en urgence.
Le pronostic vital peut être engagé
Les symptômes peuvent être trompeurs. Fièvre élevée, frissons, douleurs généralisées ou troubles digestifs peuvent apparaître, parfois plusieurs semaines après un séjour en zone à risque. Dans les cas graves, la maladie peut évoluer très rapidement et engager le pronostic vital, notamment en cas d’infection à P. falciparum.
Les professionnels de santé sont appelés à une vigilance constante. Le diagnostic doit être réalisable rapidement, avec des résultats disponibles en quelques heures, afin d’éviter toute aggravation.
Il est souligné qu’un paludisme sévère peut entraîner des complications neurologiques ou vitales en très peu de temps.
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Par ailleurs, chaque cas confirmé doit faire l’objet d’un signalement immédiat aux autorités sanitaires. L'objectif étant de suivre l’évolution de la maladie, de prévenir toute transmission locale et d'adapter les mesures de lutte contre les moustiques.
Si aucun vaccin n’est destiné aux voyageurs à ce jour, la prévention repose sur plusieurs leviers. L’utilisation de répulsifs, de moustiquaires et, dans certains cas, un traitement préventif sont recommandés avant tout séjour en zone endémique.
À La Réunion, où le moustique vecteur reste présent de manière localisée, les autorités rappellent également que la vigilance collective reste essentielle pour éviter toute réintroduction de la maladie.


