René-Paul Victoria sur le point de rallier la majorité socialiste à la CINOR

Ca faisait un moment qu'on m'avait donné l'info : René-Paul Victoria s'apprêterait à trahir son camp, la droite, pour s'allier aux socialistes à la CINOR. La raison ? Sa dernière campagne électorale pour les Régionales lui aurait coûté très cher et il négocierait un poste de vice-président de la CINOR (celui de Philippe Naillet est disponible mais été été promis à Jean-Claude Fidji) ou de président de la SPL Déchets de l'intercommunalité du Nord.
Mais impossible de faire un article sans vérification, voire sans un début de concrétisation...
L'ancien député-maire de Saint-Denis pensait faire bien plus de 5% des voix au 1er tour des Régionales -son entourage évoquait même 10 à 12%- et il espérait pouvoir négocier un poste de vice-président sur la liste de Didier Robert. Ayant péniblement dépassé la barre des 1%, adieu veaux, vaches, cochons... Mais restent les dettes !
Dans ce contexte, les convictions -s'il en a jamais eues- passent vite au second plan.
René-Paul Victoria s'apprêterait donc à basculer dans la majorité socialiste qui soutient Gérald Maillot à la CINOR. Une situation qui va vite devenir insoutenable... Comment être dans la majorité socialiste à la CINOR et dans l'opposition de droite à la mairie de Saint-Denis? Encore que là aussi, lors du conseil municipal de samedi matin, les observateurs présents ont trouvé RPV bien complaisant avec Gilbert Annette...
Un premier signe de ce rapprochement a été donné vendredi soir lors du conseil communautaire de la CINOR. Tous les opposants à Gérald Maillot -Jean-Louis Lagourgue et Maurice Gironcel en tête- ont quitté la salle pour protester contre la décision du président de rester à son poste 4 ans de plus... Sauf René-Paul Victoria qui est docilement resté à son siège, et Daniel Alamelou.
Si on peut comprendre les pudeurs du chef de file de l'opposition à Sainte-Suzanne à s'aligner sur les positions de Maurice Gironcel, il n'en est absolument pas de même pour René-Paul Victoria à l'égard de Jean-Louis Lagourgue. Si RPV est resté, il fallait en chercher la raison ailleurs !
Des personnes présentes m'ont raconté que par son attitude déférente, il était évident pour tous les observateurs qu'il était passé des rangs de l'opposition à ceux de la majorité socialiste...
Ce sont les 2704 personnes ayant voté pour lui (1,02% des suffrages au 1er tour) en pensant qu'il était de Droite qui vont être déçus...


