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Protection des récifs coralliens : Saint-Martin et la Polynésie française reçoivent une palme

La palme Ifrecor (Initiative française pour les récifs coralliens) a été décernée à la Réunion. C'est hier lundi, que les élus Pierre Aliotti, vice-président de la collectivité de Saint-Martin, et Ronald Tumahai, maire de la commune de Punaauia en Polynésie française, ont reçu la palme.

Ecrit par . – le mardi 03 janvier 2012 à 13H06

L’appel à projets lancé le 27 juin auprès des territoires d’outre-mer du réseau Ifrecor (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, Polynésie française, ainsi que Saint-Barthélemy et Saint-Martin) a trouvé ses gagnants.

La France assure en 2011, avec les îles Samoa, la co-présidence tournante de l’ICRI. Elle a distingué à cette occasion deux élus pour leur action en faveur de la protection des récifs coralliens.

Dans la catégorie « Éducation et sensibilisation », la Palme a été attribuée au projet « Création d’un sentier sous-marin éducatif dans la Réserve naturelle nationale de Saint Martin ».

Un sentier sous-marin…

Un sentier sous-marin ponctué de stations de découverte commentées ? C’est le projet réalisé sur l’îlet Pinel, au sein de la Réserve naturelle nationale de Saint-Martin. Grâce à un équipement FM installé sur les tubas, le visiteur peut tout au long de sa progression écouter des messages sur la description des herbiers de phanérogames et coraux présents, une explication sur leurs fonctionnalités écologiques ou encore sur la description des espèces de poissons visibles le long du sentier.

Pierre Aliotti, vice-président de la collectivité de Saint-Martin, a déclaré : « Je suis touché d’être récompensé par ce trophée qui valorise tout le travail réalisé depuis de nombreuses années : la création de la réserve, les arrêtés de protection forte pris pour tous les étangs, la publication de la loi de 1996 et l’intervention du Conservatoire du littoral, le suivi des projets d’acquisition foncière (Galion et Redrock)… autant de projets réalisés pour la qualité de vie de nos concitoyens, pour nos visiteurs touristes, poumons de l’économie. »

Dans la catégorie « Protection, valorisation et restauration », la Palme a été attribuée au projet  » Réhabilitation d’un espace lagonaire impacté par la prolifération du poisson jardinier Stegastes nigricans  » dans la commune de Punaauia en Polynésie française.

Réhabilitation d’un lagon grâce à un poisson

Le poisson jardinier Stegastes nigricans est une espèce indigène qui connaît un développement « explosif » depuis une quinzaine d’années, suite à la très forte réduction de ses compétiteurs (pêche intensive d’autres poissons herbivores, d’oursins ou de gastéropodes). Il colonise certains pinacles du lagon dont il « interdit » alors l’accès aux autres espèces de poissons. Le financement d’une thèse sur le sujet permet de mieux comprendre les interactions qui régissent cet écosystème. A travers ce projet de restauration, la commune souhaite mettre en place une gestion concertée du lagon, en harmonie et dans la compréhension mutuelle entre les acteurs : pêcheurs, touristes…

 Ronald Tumahai, le maire de Punaauai, a déclaré : « Ce trophée vient récompenser les actions de réhabilitation écologique du lagon de Punaauia, qui s’inscrit plus largement dans une démarche de développement durable pour notre commune avec l’objectif de faire aboutir rapidement le PGEM (Plan de Gestion des Espaces Marins). »

La palme, créée par un artiste réunionnais

Le trophée, une création de l’artiste réunionnais Claude Berlie-Caillat, symbolise la beauté et la fragilité des récifs coralliens. Il dirige l’association « Art Sud », Centre des Arts du feu, sur les pentes du Piton de la Fournaise. Spécialiste des techniques de fusion et d’émaillage autour du basalte, il a créé pour l’Ifrecor deux trophées originaux représentant chacun la beauté, l’équilibre et la fragilité des récifs coralliens à travers une gorgone éventail en porcelaine apposée sur un socle en basalte.

 

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