Prix d’achat : les Jeunes Agriculteurs interpellent Téréos

Les champs ayant été ravagés en pleine croissance par le cyclone Garance, les Jeunes Agriculteurs interpellent Téréos pour lui demander la mise en place d’un prix minimal d’achat exceptionnel de la canne lors de la prochaine campagne. Sans ajustement du prix d’achat, “les pertes économiques seront considérables”, alerte le syndicat. Leur proposition : l’instauration d’un prix minimum garanti.
La lettre des Jeunes Agriculteurs :
Objet: Proposition d'un prix minimal d'achat de la canne pour la campagne 2025
Monsieur le Directeur,
Au nom des Jeunes Agriculteurs Réunion et de leur Conseil d'administration, nous souhaitons attirer une nouvelle fois votre attention sur les conséquences importantes du cyclone Garance sur les exploitations de canne à sucre de notre île.
Lors de son passage, de nombreuses cannes en pleine croissance ont subi des dégâts importants, entraînant une baisse significative de la vigueur des cultures. Lors des réunions du CPCS, nous avons, à plusieurs reprises, demandé que des solutions concrètes soient étudiées afin de limiter l'impact de ces événements climatiques extrêmes sur les revenus des planteurs. À ce jour, aucune réponse satisfaisante ne nous a été apportée.
Dans ce contexte, nous vous soumettons une proposition exceptionnelle et limitée à la campagne 2025: la mise en place d'un prix minimal d'achat. En effet, les taux de richesse s'annoncent faibles, ce qui, si l'on conserve les barèmes actuels, entraînerait des pertes dramatiques pour les exploitations agricoles. Ces pertes font suite à des campagnes de plus en plus catastrophiques et s'ajoutent à des trésoreries déjà fragilisées, alors même que les agriculteurs doivent engager des dépenses supplémentaires en main-d'œuvre et en intrants pour limiter les conséquences du cyclone.
Nous restons bien entendu ouverts à l'étude de toute autre proposition allant dans le sens de la préservation du revenu des planteurs, qui sont les piliers de la filière canne-sucre-rhum-énergie. Sans matière première locale, sans les femmes et les hommes qui la produisent, il n'y a pas de filière. Et sans cette filière, c'est tout un pan de l'économie réunionnaise et de l'emploi local qui est mis en danger, y compris dans vos propres structures.
Un syndicat n'est rien sans ses adhérents. Une filière n'est rien sans ses producteurs. Il est donc urgent que des mesures justes et responsables soient prises, pour permettre aux exploitants agricoles, à leurs salariés et à leurs familles de traverser cette campagne avec un minimum de visibilité sur l'avenir et de sécurité.
Dans l'attente d'un retour de votre part, que nous espérons constructif et empreint de la responsabilité qui incombe à chacun des acteurs de la filière, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de nos salutations respectueuses.
Guillaume Sellier,
Président des Jeunes Agriculteurs Réunion


