POSEI : pourquoi les coopératives agricoles réunionnaises parlent d'avancée majeure pour les Régions ultrapériphériques

Le Parlement européen a validé une augmentation significative du budget du programme POSEI pour la période 2028-2034. Une décision saluée par les représentants des filières agricoles, de la pêche et de l’industrie réunionnaise dans un communiqué de presse ce lundi 11 mai. Ces coopératives (ARIBEV, ARIFEL, ARIPA, ARIV, Syndicat du Sucre) y voient une avancée majeure pour les Régions ultrapériphériques, même si les négociations sont encore loin d’être terminées.
Les filières agricoles réunionnaises entrevoient un premier soulagement. Réunis au sein de la Production Locale Réunie (PLR), plusieurs représentants des secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’agroalimentaire saluent, ce lundi 11 mai, le vote du Parlement européen en faveur d’une revalorisation du programme POSEI, destiné aux Régions ultrapériphériques (RUP).
Une enveloppe de 7,3 milliards d'euros
Les députés européens ont acté le principe d’une enveloppe budgétaire spécifique de 7,3 milliards d’euros pour la période 2028-2034, soit trois milliards d’euros supplémentaires par rapport à l’enveloppe actuelle. Pour les acteurs réunionnais, cette hausse constitue un signal fort dans un contexte marqué par l’augmentation des coûts de production et les difficultés structurelles liées à l’éloignement et à l’insularité.
« Ce vote du Parlement européen acte un signal politique transpartisan extrêmement fort et inédit en faveur des RUP, de la sécurité alimentaire et du maintien d’un POSEI pleinement européen », souligne Olivier Robert, porte-parole de la Production Locale Réunie et président de l’ARIBEV. « Il démontre que, grâce à une mobilisation collective constante, les réalités agricoles, alimentaires et économiques des RUP sont pleinement et durablement reconnues à Bruxelles », ajoute-t-il.
L’article 349 du traité européen mis en avant
Au-delà de la question budgétaire, le rapport adopté par le Parlement européen réaffirme également l’importance de l’article 349 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Ce dispositif reconnaît les contraintes spécifiques des territoires ultrapériphériques et permet l’adaptation de certaines politiques européennes à leurs réalités locales.
Le texte prévoit notamment le maintien de financements distincts et suffisants pour les secteurs agricoles, aquacoles et de la pêche dans les RUP. Des activités considérées comme essentielles pour la sécurité alimentaire, l’emploi et la cohésion sociale dans ces territoires.
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Pour la PLR, cette reconnaissance politique représente une étape stratégique, mais pas encore une victoire définitive. Le collectif rappelle que le budget européen doit encore être validé à l’unanimité par les États membres au Conseil de l’Union européenne.
« Nous restons mobilisés et vigilants. Le Parlement a joué son rôle de bouclier. Désormais, le curseur se déplace vers le Conseil », insiste encore la PLR. « Cette première étape nous conforte, mais elle nous oblige aussi. Le processus est encore long pour que ces avancées soient consolidées et inscrites définitivement dans les textes finaux tant budgétaires que législatifs », affirment les coopératives dans leur communiqué commun.


