Quatre hommes, radicalisés à La Réunion, jugés à Paris pour leurs liens avec l'État islamique

Hier s'est ouvert à Paris un procès devant la cour d'assises spéciale pour juger le cas de quatre hommes, soupçonnés d'avoir des liens avec l'État islamique et Jabhat al-Nosra, une filiale d'Al-Qaïda. Un seul homme est présent dans le box des accusés, les trois autres étant présumés morts.
Au nombre théorique de quatre dans le box des accusés, pourtant, un seul homme est présent au sein de cette cour d'assises spéciale de Paris. Comme le rapportent nos confrères du Figaro, quatre personnes doivent être jugées à partir de ce lundi 29 juin. Elles sont accusées d'avoir des liens étroits avec l'État islamique et Jabhat al-Nosra, une branche d'Al-Qaïda.
Plus précisément, elles sont soupçonnées d'appartenir à la filière Réunion - Syrie. Originaires de Mayotte et de Madagascar, elles se sont radicalisées sur notre île, où leur formation et leur entraînement auraient été dispensés. Le seul accusé présent à la barre, Anthony de Montjoie Maurice, la quarantaine, devra répondre de plusieurs accusations pesant sur lui.
Courant 2015, il aurait participé à une opération visant à ralentir la progression des Kurdes des Forces démocratiques syriennes en posant des explosifs, puis aurait effectué de la « surveillance » aux côtés des trois coaccusés. L'homme serait par ailleurs « un recruteur », selon la justice française, chargé de faire venir des ressortissants français en Syrie.
L'accusé nie les faits qui lui sont reprochés. Le procès doit se dérouler jusqu'au 7 juillet, date à laquelle le verdict est attendu.


