Revenir à la rubrique : Politique

Sainte-Marie : un million d'euros pour faire baisser le coût du périscolaire dès la rentrée

Ecrit par S.I. – le lundi 29 juin 2026 à 18H26

Après avoir instauré la cantine scolaire à un euro par trimestre, la ville de Sainte-Marie poursuit sa politique de soutien au pouvoir d'achat. À l'approche de la rentrée scolaire 2026-2027, la municipalité dévoile une nouvelle organisation des accueils périscolaires avec une mesure phare : un tarif unique sur l'ensemble de la commune, quel que soit le quartier ou le gestionnaire.

Pour financer cette réforme, la collectivité mobilise un million d'euros supplémentaires. L'objectif est double : harmoniser les services proposés aux familles et réduire le coût de la garde des enfants, dans un contexte où l'inflation continue de peser sur les budgets des ménages.

Au-delà du volet financier, la municipalité affirme vouloir faire du périscolaire un véritable temps éducatif, complémentaire de l'école, favorisant l'épanouissement, la réussite et la socialisation des enfants.

Un seul tarif pour mettre fin aux disparités entre quartiers

Jusqu'à présent, les familles ne payaient pas les mêmes tarifs selon que leur enfant fréquentait une structure gérée par le CCAS ou par une association. Une situation que la municipalité souhaitait corriger.

À compter de cette rentrée, une grille tarifaire unique, calculée selon le quotient familial, s'appliquera sur l'ensemble du territoire. Les familles ayant plusieurs enfants bénéficieront également d'un tarif dégressif.

"Un seul tarif pour l'ensemble des familles sur la commune de Sainte-Marie, quelle que soit l'association qui agit. Nous avons voulu accompagner ces associations mais également le CCAS pour faire en sorte que les familles n'aient pas un tarif selon qu'elles habitent au quartier des Gaspards, à l'Espérance ou à Duparc, mais toutes les familles auront le même tarif selon leur quotient familial", explique la maire de Sainte-Marie, Céline Sitouze.

Pour la municipalité, cette harmonisation met fin aux inégalités de traitement qui existaient jusqu'à présent entre les différents secteurs de Sainte-Marie.

Les repas intégralement pris en charge

Autre évolution majeure : les familles n'auront plus à financer les repas servis dans les accueils périscolaires, les Mercredis Jeunesse et les centres de loisirs.

Par l'intermédiaire du CCAS, la municipalité prendra en charge 100 % des petits-déjeuners, déjeuners et goûters. Les associations partenaires devront, en contrepartie, déduire intégralement ce coût de la participation demandée aux parents.

La ville compensera également le financement des goûters afin de préserver l'équilibre financier des structures tout au long de l'année scolaire.

929 places réparties sur l'ensemble de la commune

Dès la prochaine rentrée, 929 places seront proposées dans les accueils périscolaires. L'organisation sera assurée par trois gestionnaires :

  • Le CCAS, qui disposera de 174 places, accueillera les enfants des écoles du Village, Yves-Barau, La Confiance, Beaumont et L'Espérance.
  • Le COASM, avec 391 places, interviendra dans les écoles Gaudin de la Grange, Gaspard, Beauséjour, Montlivet, Lagourgue, Terrain Elisa, Flacourt, Robert et Giroday.
  • AJT Réunion prendra en charge 364 places dans les écoles Ravine Cocos, Desbassyns et Duparc.

Les inscriptions ouvriront à partir du 1er juillet auprès du CCAS ainsi que des associations partenaires. Les places seront attribuées selon l'ordre d'arrivée des demandes, dans la limite des capacités d'accueil.

Une réponse aux interrogations soulevées ces derniers jours

Cette nouvelle organisation intervient alors que l'opposition municipale avait récemment alerté sur les incertitudes entourant la rentrée périscolaire. Dans un communiqué publié la semaine dernière, elle s'inquiétait de la décision de plusieurs associations de ne plus pouvoir assurer l'accueil des enfants, estimant que de nombreuses familles risquaient de se retrouver sans solution à quelques semaines de la reprise des classes.

L'opposition reprochait également à la municipalité son manque de communication sur l'organisation de la rentrée, s'interrogeant notamment sur les futurs gestionnaires des structures, les tarifs qui seraient appliqués et le maintien des emplois des animateurs.

À travers les annonces présentées ce lundi, la Ville semble avoir apporté une partie des réponses attendues. La municipalité a confirmé le maintien de 929 places réparties entre le CCAS, le COASM et AJT Réunion, tout en dévoilant une nouvelle grille tarifaire harmonisée et un soutien financier d'un million d'euros destiné à accompagner les associations partenaires et à alléger le coût du périscolaire pour les familles.

Un million d'euros pour soutenir le pouvoir d'achat

Pour la municipalité, cet investissement constitue un choix politique assumé afin d'accompagner les familles face à la hausse du coût de la vie. "La ville viendra en soutien de ces associations pour un montant d'un million d'euros pour l'année scolaire afin que les parents puissent aller travailler sans que la garde de leurs enfants le matin et le soir ne leur coûte trop cher", souligne Céline Sitouze.

La maire estime que cette réforme constitue une nouvelle étape dans la politique éducative engagée depuis le début de la mandature. "Nous aurons très bientôt des propositions d'animations que la Ville offrira dans les quartiers, parce que c'est aussi notre préoccupation. Notre ambition est d'accompagner les enfants tout au long de leur parcours, pas uniquement pendant le temps scolaire", annonce-t-elle.

Les inscriptions aux accueils périscolaires ouvriront à partir du 1er juillet auprès du CCAS, du COASM et d'AJT Réunion. Avec cette réforme, la municipalité entend mettre fin aux disparités tarifaires entre les quartiers tout en renforçant son soutien aux familles, qui bénéficieront dès cette rentrée d'un coût réduit pour la garde de leurs enfants.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :