Nos coups de cœur à Toulouse : cinq choses à voir/à faire absolument dans la ville rose

[La Réunion reliée à Toulouse 3/3] Désormais accessible depuis La Réunion sans correspondance, la ville rose et le pays occitan offrent un patrimoine, un terroir et un art de vivre qui devraient séduire les touristes réunionnais.
Oté Toulouse ! Ville d’art, d’histoire et de gastronomie, la ville rose a de sérieux atouts à faire valoir auprès des Réunionnais, qui peuvent désormais s’y rendre directement sans passer par Paris, grâce à la liaison aérienne relancée par Corsair le 15 juin dernier.
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Entre authenticité et modernité, attachement au terroir et ouverture au monde, la capitale occitane est une ville à la fois profondément attachée à ses racines et en même temps très cosmopolite. Couleurs et saveurs s’y croisent, et il est fort à parier que le touriste venu de La Réunion apprécie ce mélange, porté par un sens de l’hospitalité toulousain assez exceptionnel. Attention : ici, on aime bien manger, boire du bon vin et tout ça sans faire de chichi...
Rose et rebelle
Toulouse, c’est également une ville historiquement « rebelle » au pouvoir central, qui a son propre panthéon de célébrités locales, du philosophe Saint Thomas d’Aquin au rugbyman Antoine Dupont, du mathématicien Fermat aux rappeurs Bigflo et Oli, en passant par l’architecte Bachelier ou l’immense Claude Nougaro.
Mais Toulouse, c’est aussi et d’abord un régal pour les yeux, avec ces constructions en brique qui lui ont valu son surnom de « ville rose », et des trésors architecturaux à tous les coins de rue d’une cité à taille humaine, où il fait bon flâner.
Difficile de tout résumer en quelques lignes, mais voici déjà une petite sélection des « incontournables » de Toulouse, histoire de se mettre l’eau à la bouche.
1/ S’extasier devant l’architecture de la ville rose
Nichée dans un coude de la Garonne, Toulouse doit son surnom de « ville rose » à ses constructions faites en majorité de briques d’argile cuite. Les incendies successifs qui ont détruit la ville au Moyen-Âge ont conduit les capitouls, les magistrats administrant la cité, à privilégier l’argile très présente dans la vallée pour remplacer les constructions en bois, à défaut de pierres. Résultat : une multitude de monuments et édifices remarquables. Du Capitole à la basilique Saint-Sernin, du dôme de La Grave à l’hôtel d'Assézat en passant par le pont Neuf ou la cathédrale Saint-Etienne, la ville regorge de pépites architecturales uniques en leur genre. A pied, en bus ou en tuk tuk électrique, une déambulation émerveillée dans la ville rose s’impose…
Le petit plus : Pour une visite tranquille de la ville, sans trop se fatiguer (il peut faire très chaud l’été à Toulouse !), optez pour le tuk tuk électrique qui se faufile sans bruit dans les rues. Comptez 50 euros le circuit d’1 heure pour un groupe de quatre, avec en prime les explications d’un chauffeur-guide qui connaît la ville comme sa poche. Infos : www.tuktuktoulouse.com







2/ Saliver dans « le ventre de Toulouse »
Toulouse est incontestablement LA destination pour les amateurs de bonne chère. Carrefour de tous les terroirs du Midi, auxquels s’ajoute une touche ibérique, cette culture du bien manger se cristallise à l’intérieur du marché Victor Hugo, le plus grand de la ville, également appelé « le ventre de Toulouse ». Dans ces halles couvertes, une soixantaine d’échoppes présentent des devantures toutes aussi alléchantes les unes que les autres. On peut aussi bien y faire ses courses que s’y arrêter pour déjeuner sur le pouce.
Saucisse de Toulouse, jambon ibérique, foie gras, magret de canard pour les viandards, Tielles de Sète ou Boutargue (œufs de mulet) pour les amateurs de poisson, Bethmale, Bleu des Causses, Persillé de Bigorre ou Tomme de Gascogne pour les fondus de fromage, sans oublier quelques bars traditionnels où l’on pourra déguster ces mets accompagnés d’un verre de Minervois ou de Collioures… Un régal pour les yeux et les papilles. La ville regorge également de restaurants, cafés et brasseries essentiels pour déguster les plats typiques, cassoulet et aligot en tête d'affiche.
Le petit plus : Pour naviguer dans le ventre de Toulouse, n’hésitez pas à vous faire accompagner par Jean-Baptiste, le premier « Gastronoguide » du marché Victor Hugo. Visite des halles, présentation des commerces et des produits s’achèvent sur une dégustation de spécialités régionales sélectionnées avec soin par cet ancien caviste passionné de terroir. Plus d’infos sur www.gastronoguide.com







3/ Planer dans les hangars d’Aéroscopia, l’étonnant musée de l’Aviation
Siège des sites d’assemblage Airbus, principal employeur de la région, Toulouse a une histoire étroitement liée à celle de l’aviation. De Clément Ader, enfant du pays auteur du premier « décollage » avec son "Eole", à la fabrication du gigantesque A380, l’influence du secteur aéronautique sur l’économie est plus que palpable.
Ouvert en 2015, situé à 15 mn en voiture du centre-ville de Toulouse, le musée Aéroscopia retrace cette histoire de l’aviation avec une cinquantaine d’appareils en exposition, dont le mythique Concorde ou l’énorme A380 dont vous pouvez visiter les entrailles dans leurs toutes premières versions. Entre la réplique du Blériot XI, premier avion à traverser la Manche en 1909 et le premier vol d’essai du supersonique Concorde, seulement soixante ans se sont écoulés, témoignant de l’incroyable bond technologique du secteur.
Pour des Réunionnais dont l’histoire est intimement liée au développement du transport aérien, sans oublier les exploits de Roland Garros, une visite de ce musée gigantesque s’impose. Comptez 16 euros l’entrée pour un adulte, 13 euros en tarif réduit, gratuité pour les moins de 6 ans.
Le petit plus : C’est aussi depuis le musée Aéroscopia que sont organisées des visites de la chaîne d’assemblage d’Airbus toute proche, sur le site de Blagnac. Pour les férus de technologie aéronautique. Plus d’infos sur www.aeroscopia.fr










3/ S’éblouir devant les œuvres du musée des Augustins
Réouvert au public en décembre 2025 après d’importants travaux de rénovation, le musée des Augustins est l’un des nombreux sites dédiés aux beaux-arts à Toulouse, et sûrement l’un des préférés des Toulousains. Organisé autour du majestueux grand cloître de ce couvent du XIVe siècle, vous pourrez admirer des collections d’une grande diversité, de sculptures médiévales à des œuvres du XIXe, dont celles du grand peintre toulousain Henri Martin. A l’étage, les grands salons d’une hauteur sous plafond à couper le souffle forment de fabuleux écrins à des toiles monumentales. Entrée à partir de 12 euros.
Le petit plus : au rez-de-chaussée, laissez-vous envoûter par la salle romane, où sont exposés plusieurs dizaines de chapiteaux de colonnes romanes issus d’édifices religieux de la région. Mise en scène il y a deux ans par l’artiste cubano-américain Jorge Pardo, sur des colonnes colorées et sous des luminaires stylisés, cette exposition qui devait être éphémère a tellement subjugué ses visiteurs qu’elle a été pérennisée, au point de devenir la vitrine du musée des Augustins. Plus d’infos sur augustins.toulouse.fr




5/ Flâner sur les cours d’eau toulousains
Quand la ville rose irradie de chaleur sous l’effet conjugué du soleil et de la brique, il est grand temps d’aller se rafraîchir auprès des cours d’eau indissociables de l’histoire de la capitale occitane. La tempétueuse Garonne en premier lieu, artère principale de la ville dont il fait bon arpenter les berges. Enjambé de nombreux ponts, dont l’iconique « pont Neuf » (le plus ancien de la ville), le fleuve offre une respiration bienvenue dans la labyrinthique ville rose, avec ses quais et ses guinguettes. C’est sur la rive gauche de celle qu'il appelait « son océan » que le chanteur Claude Nougaro avait élu domicile.
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Trop éloignée de la mer à l’époque où le commerce se faisait par voie d’eau, Toulouse a été reliée à la Méditerranée au niveau de Sète par le célèbre Canal du Midi, construit sous Louis XIV par l’architecte Paul Riquet. S’y ajoutera, vers l’Ouest, le canal Latéral pour rejoindre l’océan Atlantique. A Toulouse, la Garonne est reliée à ces deux canaux par un troisième, le canal de Brienne, tous trois se rejoignant au port de l’Embouchure. Des voies navigables qui vont irriguer la région en denrées de toutes sortes et serviront longtemps au transport de voyageurs, offrant aujourd’hui des kilomètres de promenade à l’ombre des platanes.
Le petit plus : Pour visiter Toulouse par voie d’eau, la compagnie des bateaux toulousains offre des excursions sur la Garonne et ses canaux, qu’on rejoint en franchissant des écluses. Au départ du quai de la Daurade, des parcours qui offrent des points de vue originaux sur la ville, tout en se déplaçant en douceur… 15 euros pour un adulte pour une croisière d’une heure. Plus d’infos sur www.bateaux-toulousains.com







