Trafic d'enfants sur Vinted ? La justice ouvre une enquête après des annonces troublantes

Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête après plusieurs signalements portant sur des annonces publiées sur Vinted, soupçonnées de pouvoir dissimuler un trafic d'enfants. Si les autorités prennent ces alertes au sérieux, aucune preuve ne permet à ce stade de confirmer l'existence d'un tel réseau.
Le parquet de Nanterre a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire après plusieurs signalements visant des annonces publiées sur la plateforme de vente entre particuliers Vinted, dont certaines ont suscité des soupçons de trafic d'enfants.
Ces annonces, relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux, proposaient des objets du quotidien - notamment des peluches, des jouets ou encore des fleurs - à des prix particulièrement élevés. Certaines descriptions mentionnaient également des caractéristiques physiques ou des formulations jugées inhabituelles, conduisant plusieurs internautes à soupçonner l'utilisation d'un code destiné à dissimuler des activités criminelles.
"Aucun élément"
Face à ces signalements, les forces de l'ordre ont saisi la plateforme Pharos, dédiée au signalement des contenus illicites sur internet. Le parquet de Nanterre a décidé d'ouvrir une enquête afin de vérifier si ces publications relèvent d'infractions pénales ou s'il s'agit d'annonces sans lien avec un éventuel trafic.
De son côté, Vinted affirme avoir procédé à ses propres vérifications. La plateforme indique n'avoir identifié "aucun élément permettant de relier ces annonces à des activités de trafic d'enfants".
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Selon l'entreprise, les prix anormalement élevés peuvent s'expliquer par des objets de collection, des provocations ou encore des stratégies de négociation entre utilisateurs. Elle rappelle appliquer une politique de "tolérance zéro" à l'égard des contenus illicites.
Les autorités insistent toutefois sur le fait que l'ouverture d'une enquête ne préjuge en rien de la réalité des faits dénoncés et qu'aucun élément ne permet, à ce stade, de confirmer l'existence d'un réseau de trafic d'enfants via la plateforme.


