Une trentaine d'hommes interpellés en France après le téléchargement d'une vidéo de torture et de viols sur un bébé

Trente-trois hommes ont été interpellés ces derniers jours dans plusieurs départements français dans le cadre d'une vaste opération contre la pédocriminalité. Ils sont soupçonnés d'avoir téléchargé, consulté ou diffusé une vidéo montrant des actes de torture et de viols commis sur un bébé de 18 mois.
Trente-trois hommes ont été interpellés dans plusieurs régions de France dans le cadre d'une enquête portant sur le téléchargement et la diffusion d'une vidéo pédocriminelle d'une extrême violence mettant en scène un bébé de 18 mois, ont indiqué plusieurs médias français, citant l'Office mineurs de la police judiciaire (Ofmin).
Les arrestations ont été menées lundi 22, mardi 23 et mercredi 24 juin dans différents départements du territoire. Les suspects, issus de milieux sociaux variés et âgés, de profils très différents, ont été placés en garde à vue pour des faits liés à la détention, la consultation et la diffusion de contenus pédopornographiques. Ils encourent jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.
Actes de torture
Au cœur de l'enquête figure une vidéo connue des services spécialisés sous le nom de "Daisy's Destruction", un film pédocriminel réalisé aux Philippines en 2012 et diffusé depuis de nombreuses années sur les réseaux criminels du dark web. Les images montrent des actes de torture et de violences sexuelles commis sur plusieurs mineures, dont un bébé âgé de 18 mois.
L'auteur principal de cette vidéo, un ressortissant australien, a depuis été condamné à la prison à perpétuité aux Philippines pour trafic d'êtres humains et viols sur mineurs.
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Ces derniers mois, plusieurs enquêtes d'ampleur ont conduit à des dizaines d'interpellations à travers la France, les enquêteurs alertant sur la diffusion massive de contenus pédocriminels via les plateformes chiffrées et les espaces clandestins du web.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer si certains des suspects sont également impliqués dans d'autres infractions, notamment des agressions sexuelles ou des violences commises sur des mineurs.


