Serge Hoareau conserve la présidence de l'Association des maires de La Réunion face à Emmanuel Séraphin

Le maire de Petite-Île, Serge Hoareau, a été réélu ce mardi 23 juin à la tête de l’Association des maires du département de La Réunion. Il était opposé au maire de Saint-Paul, Emmanuel Séraphin, qui portait une candidature d’alternance.
Le duel était attendu au Palais de la Source. Ce mardi 23 juin, les membres de l’Association des maires du département de La Réunion étaient appelés à désigner leur président. Deux candidats étaient en lice : Serge Hoareau, maire de Petite-Île et président sortant, et Emmanuel Séraphin, maire de Saint-Paul et président du Territoire de l’Ouest.
À l’issue du vote, Serge Hoareau a finalement conservé la présidence de l’AMDR avec 17 voix contre 12.
Un scrutin entre continuité et alternance
Vingt-neuf électeurs étaient appelés à se prononcer : 23 maires, Sainte-Rose ayant quitté l’association, les cinq intercommunalités de l’île ainsi que le Sidelec.
Serge Hoareau défendait une candidature de continuité, en mettant en avant le bilan de son mandat à la tête de l’association. En face, Emmanuel Séraphin tentait de rassembler autour d’une proposition de changement, avec l’objectif de fédérer les élus de gauche, mais aussi au-delà de ce seul camp politique.
La gouvernance au cœur des débats
Au-delà des personnes, le scrutin s’est joué autour de la méthode de gouvernance de l’association. Selon les éléments rapportés par Le Quotidien, le camp d’Emmanuel Séraphin critiquait une gestion jugée trop centralisée et regrettait un manque de concertation dans certaines décisions.
Serge Hoareau, lui, a défendu son mandat en rappelant le contexte particulier des dernières années, marqué notamment par deux ans de crise sanitaire. Le maire de Petite-Île a également mis en avant le retour au sein de l’association de communes importantes comme Saint-Denis et Saint-Leu.
Serge Hoareau attaque sur l’assiduité
La fin de campagne interne a aussi été marquée par des échanges plus offensifs. Serge Hoareau a notamment mis en cause la crédibilité de son adversaire, en pointant son absence supposée aux assemblées générales de l’AMDR au cours des trois dernières années.
Avec cette réélection, le maire de Petite-Île conserve donc la main sur une association appelée à représenter les communes réunionnaises dans leurs échanges avec les institutions et les pouvoirs publics.
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