Les Écologistes lancent une pétition pour instaurer un « congé climatique »

Alors que l'Hexagone est frappée par une canicule record, les Écologistes ont lancé une pétition nationale pour réclamer la création d'un « congé climatique » pouvant aller jusqu'à cinq jours par an.
Le parti estime que les épisodes de chaleur extrême, mais aussi les inondations, incendies ou fermetures d'écoles liées aux aléas climatiques, nécessitent l'instauration de nouveaux droits pour les salariés.
Cette proposition s'inspire d'un dispositif mis en place en Espagne en 2024. Dans ce pays, les salariés peuvent bénéficier de jours d'absence rémunérés lors d'épisodes climatiques extrêmes afin de ne pas mettre leur santé en danger ou de limiter leurs déplacements.
Dans leur pétition, Les Écologistes soulignent que les canicules se multiplient et surviennent désormais de plus en plus tôt dans l'année. « Le climat se dérègle toujours plus vite », écrivent-ils, rappelant que de nombreux travailleurs restent exposés à des températures élevées malgré les risques pour leur santé.
Protéger les travailleurs exposés
Le dispositif défendu par le parti écologiste prévoit jusqu'à cinq jours d'absence rémunérés par an. Il pourrait être mobilisé en cas de canicule, d'inondation, d'incendie ou encore lorsqu'une école ferme en raison d'un événement climatique, afin de permettre aux parents de s'organiser sans perte de revenus.

Invitée de franceinfo fin mai, la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a défendu cette mesure en estimant que la législation française demeure insuffisante face à la multiplication des épisodes de chaleur. Elle regrette notamment l'absence de seuil de température clairement défini à partir duquel certains travailleurs ne devraient plus être exposés aux fortes chaleurs.
La responsable politique cite en particulier les salariés du bâtiment, de l'agriculture ou encore les travailleurs exerçant en extérieur, davantage exposés aux risques liés aux températures extrêmes.
Un financement assumé par les Écologistes
Interrogée sur le financement de la mesure, Marine Tondelier a renvoyé vers la proposition d'un « ISF climatique » défendue par son parti. Selon elle, les plus grandes fortunes, dont l'empreinte carbone est la plus importante, devraient davantage contribuer au financement des politiques d'adaptation au changement climatique.
Les Écologistes estiment par ailleurs que la protection des travailleurs face aux événements climatiques extrêmes doit devenir un droit à part entière. « Personne ne devrait risquer sa santé ou celle de ses proches simplement pour aller travailler », affirme le texte de la pétition.
Le parti entend désormais s'appuyer sur cette mobilisation citoyenne pour porter la mesure dans le débat public et obtenir son inscription dans la législation française.


