Sébastien Lecornu ordonne des dépistages antidrogue chez les ministres, préfets, recteurs et tous les hauts fonctionnaires

Le Premier ministre Sébastien Lecornu souhaite renforcer la lutte contre les stupéfiants jusque dans les plus hautes sphères de l'État. Une circulaire adressée aux membres du gouvernement prévoit la mise en place de tests de dépistage inopinés pour les collaborateurs ministériels, mais aussi pour les ministres eux-mêmes.
Le gouvernement veut faire de la lutte contre les stupéfiants un principe d'exemplarité au sommet de l'État. Dans une circulaire adressée à l'ensemble des ministres, le Premier ministre Sébastien Lecornu demande la mise en œuvre de campagnes de dépistage de stupéfiants au sein des cabinets ministériels et des administrations les plus sensibles.
"La consommation de stupéfiants par des agents publics « constitue, au-delà de leur propre mise en danger et de l’impact sur le service, une vulnérabilité personnelle susceptible d’être exploitée par des groupes de pression, des réseaux criminels ou des manœuvres d’ingérence" (Sébastien Lecornu)
Les contrôles devront être réalisés de manière inopinée, sous la forme de tests salivaires. Ils concerneront les collaborateurs des cabinets ministériels, mais également un grand nombre de hauts fonctionnaires occupant des postes stratégiques : préfets, ambassadeurs, directeurs d'administration centrale, recteurs ou encore les agents disposant d'une habilitation liée à la défense, à la sécurité nationale ou à des informations sensibles. Les ministres eux-mêmes sont également invités à se soumettre à ces tests, tout comme la secrétaire générale du gouvernement et le secrétaire général de la Défense et de la sécurité nationale.
Une question de sécurité nationale
Pour le chef du gouvernement, la consommation de stupéfiants ne constitue pas seulement un risque pour la santé ou le bon fonctionnement des services publics. Dans sa circulaire, il estime qu'elle peut également créer une vulnérabilité susceptible d'être exploitée par des réseaux criminels, des groupes de pression ou des puissances étrangères dans un contexte d'ingérences croissantes.
L'entourage de Sébastien Lecornu présente cette mesure comme une « exigence d'exemplarité et de sécurité » adaptée aux responsabilités exercées par les personnes concernées. Selon Matignon, le Premier ministre et ses propres collaborateurs se sont eux-mêmes prêtés à un dépistage il y a quelques semaines.
La circulaire demande enfin à chaque ministère d'identifier les postes concernés et de présenter un plan d'action dans les prochains jours afin d'organiser ces campagnes de dépistage.


