"François a été cantonné sur les actions que j’ai identifiées comme étant prioritaires", assure Richard Lorion, directeur de l’ESIROI

Richard Lorion, à la tête de l'école d'ingénieurs ESIROI, a accepté de répondre aux questions de Zinfos974 concernant la nomination de son prédécesseur en qualité de directeur adjoint alors qu'il venait tout juste d'être sanctionné au plan disciplinaire pour ses méthodes de management.
Dans un entretien accordé à Zinfos974, Richard Lorion, directeur de l’ESIROI, assume et explicite son choix d’avoir nommé François Garde comme directeur adjoint aux affaires générales bien qu’il ait été récemment condamné par la section disciplinaire du conseil académique de l’Université de La Réunion. En préambule, il indique qu’il « n’y a pas actuellement de personnel en risque psycho-sociaux (RPS) à l’école » à sa connaissance. Il préfère par conséquent plutôt « utiliser le terme de polémique » parce qu’il n’a « pas de remontées de RPS ».
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Richard Lorion précise encore sa ligne directrice en matière de gestion des ressources humaines. « J’ai un fonctionnement qui est plutôt orienté vers la qualité de vie au travail et la participation où la notion de collectif est un élément qui m’importe beaucoup. » Il tient encore à rappeler que l’ESIROI « est une belle école qui forme bien les étudiants et qui les fait réussir avec 87% d’insertion professionnelle à six mois ». Et de conclure à ce propos : « Il y a une trajectoire de réussite dans cette école avec un collectif qui s’investit et qui travaille au quotidien avec des élèves pour les faire réussir, en dehors des problématiques individuelles. »
« François n’a aucune délégation de signature »
Ceci étant posé, Richard Lorion dit s’être inscrit « dans une démarche de continuité » à son arrivée en cours d’année universitaire, au mois de janvier dernier. « J’ai demandé à l’ensemble des personnels s’ils maintenaient leur positionnement dans l’organigramme. Je voulais observer le fonctionnement avant de l’organiser », explique-t-il. Puis il en vient à la question cruciale. « Vous voulez savoir pourquoi j’ai repositionné François Garde ? »
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Dans sa réponse, David Lorion reconnaît implicitement qu’il a mis en place des garde-fous. « J’insiste bien sur ce volet : François n’a aucune délégation de signature tout comme l’autre directeur adjoint. J’ai fait le choix de déléguer la signature de la direction de l’école d’ingénieurs au directeur des études, Jean-Jacques Kadjo. J’ai donné la deuxième délégation concernant le personnel à notre responsable administrative et financière. »
« Il a été conservé parce qu’il a mené deux missions stratégiquement importantes pour l’école »
Concernant François Garde, le directeur explique encore l’avoir « conservé parce qu’il a mené deux missions stratégiquement importantes pour l’école de par son positionnement sur la démarche qualité ISO 9001 et parce qu’il a mis en œuvre l’installation de l’école dans le réseau Polytech » qui regroupe 16 écoles d’ingénieurs et quatre écoles associées. Et d’ajouter : « François a donc été cantonné sur les actions que j’ai identifiées comme étant prioritaires, en étroite collaboration avec moi en ma qualité de directeur. »
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Richard Lorion réaffirme avoir pris soin de border François Garde bien qu’il l’ait tout de même pris soin de le nommer directeur adjoint aux affaires générales plutôt que chargé de mission. « J’opère le management de l’école au quotidien et donc il n’y a pas d’influence de François sur moi. J’ai ma capacité de gestion et je pense que ça se voit à travers tout ce que j’ai mené dans l’établissement ou à travers mon ancienne candidature encore très récente à la présidence de l’Université. » Richard Lorion précise encore que François Garde « a été jugé par la section disciplinaire sur sa méthode de management du personnel » mais qu’il n’est plus opérationnel sur ce volet-là actuellement.
« L’organigramme ne sera très certainement pas le même à partir de la rentrée prochaine… »
« J’ai lu le document. Les griefs rapportés par la section disciplinaire relèvent principalement de liens RH au sein de l’école. Vous imaginez bien que je les ai supprimés car cela n’aurait pas pu perdurer dans l’école. Ils ont été sanctionnés. Pour moi, cela relève du passé… », commente-t-il.
Richard Lorion, s’il n’a pas touché à l’organigramme à son arrivée, précise néanmoins que des changements pourraient intervenir dans un futur proche. « On en a discuté très récemment. L’organigramme ne sera très certainement pas le même à partir de la rentrée prochaine… »


