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Dix jours après l'accord, l'Iran reste au cœur des tensions : nucléaire, détroit d'Ormuz… et jusque sur les terrains de football

Ecrit par Inès Gaussail Nelaupe – le vendredi 26 juin 2026 à 15H59
© Youtube / France 24

L'accord signé il y a dix jours entre les États-Unis et l'Iran a fait retomber l'intensité des combats, sans pour autant dissiper les inquiétudes. Entre les incertitudes autour du programme nucléaire iranien, les tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz et une nouvelle polémique à la Coupe du monde, le pays demeure au centre de l'attention internationale.

À peine dix jours après la signature de l'accord de paix entre Washington et Téhéran, mercredi 17 juin à Versailles, l'Iran continue d'occuper le devant de la scène. Si les armes se sont tues, les sujets de crispation, eux, restent nombreux. Diplomatie, sécurité maritime, nucléaire, droits humains ou encore football. Les tensions changent de terrain, mais ne disparaissent pas.

Premier symbole de cette fragile accalmie : le détroit d'Ormuz. Passage stratégique par lequel transite une part considérable du commerce mondial, il avait été fortement perturbé par les mois de conflit.

Zone sous tensions

Plus de 11.000 marins y étaient restés bloqués. Une opération coordonnée par l'ONU doit désormais permettre leur rapatriement progressif, même si la circulation maritime reste limitée et que la situation demeure instable.

Les autorités iraniennes entretiennent d'ailleurs cette prudence. Les Gardiens de la Révolution ont averti que toute traversée du détroit sans leur autorisation pourrait être considérée comme une provocation. Dans le même temps, un cargo a été endommagé par un projectile dont l'origine n'a pas été déterminée, rappelant que la sécurité dans la zone reste extrêmement précaire.

Lire aussi : Iran - États-Unis : un accord de paix conclu après 3 mois et demi de guerre

Le responsable onusien chargé de la sécurité maritime a appelé à éviter que les marins ne deviennent "les victimes collatérales d'un conflit géopolitique".

Sur le plan économique, Washington a annoncé suspendre pendant deux mois les sanctions visant les exportations de pétrole iranien. Un geste d'apaisement, aussitôt nuancé par le refus américain de voir apparaître des péages dans le détroit d'Ormuz, une hypothèse qui ferait peser, selon les États-Unis, un risque de "chaos total" sur le commerce international.

À ces enjeux stratégiques s'ajoute la question du programme nucléaire iranien. Depuis l'expulsion des inspecteurs internationaux en 2025, plus personne ne dispose d'une vision précise des stocks d'uranium détenus par le régime. Cette semaine encore, Téhéran a refusé l'accès de ses principaux sites bombardés aux inspecteurs internationaux.

Garanties nucléaires

Une situation qui inquiète l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Depuis le Japon, son directeur général Rafael Grossi a estimé qu'un dispositif de vérification "très poussé" devait être remis en place "dès que possible" afin de garantir que l'Iran ne développe pas d'armes nucléaires.

Les critiques envers le régime iranien dépassent également le seul cadre géopolitique. Selon Amnesty International, plus de 2.700 personnes auraient été exécutées en Iran en 2025, un niveau inédit depuis de nombreuses années, alimentant les accusations récurrentes de violation des droits humains.

Lire aussi : L’Iran officialise la création d’un organisme chargé de gérer le détroit d’Ormuz

Et même le football n'échappe pas aux tensions.

Ce vendredi soir 26 juin, la sélection iranienne affronte l'Égypte à Seattle dans un match de Coupe du monde qui se déroule en plein mois des fiertés organisé dans la ville américaine. Baptisée localement "Match des fiertés", la rencontre est devenue un nouvel objet de crispation après que la Fédération iranienne a demandé l'interdiction des drapeaux arc-en-ciel dans le stade.

Une requête finalement rejetée par la FIFA.

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