Saint-Benoît : l'intersyndicale rejette la réorganisation des services municipaux

Les représentants UNSA, CFDT et FSU au Comité social territorial (CST) de Saint-Benoît ont émis à deux reprises un avis défavorable unanime sur le projet de réorganisation des services municipaux porté par la majorité de Patrice Selly. Les syndicats dénoncent un manque de concertation et s'inquiètent des conséquences pour les agents et certains services de proximité.
Dans un communiqué, l'intersyndicale UNSA-CFDT-FSU indique avoir voté à l'unanimité contre l'ensemble des dossiers inscrits à l'ordre du jour lors des comités sociaux territoriaux des 12 et 22 juin. Des dossiers qui doivent être votés ce soir au conseil.
L'intersyndicale dispose de deux sièges au sein du CST, soit autant que la CGTR, les deux organisations étant à égalité de représentation dans l'instance consultative chargée d'examiner les projets touchant au personnel communal. Cette dernière était absente lors des deux séances, selon les autres syndicats.
« Cette unanimité ne traduit pas une opposition de principe à toute évolution de l'organisation des services, mais une inquiétude profonde quant à la méthode employée et à ses conséquences pour les agents, les usagers et la qualité du service public », expliquent les syndicats.
Plusieurs réorganisations pointées du doigt
Les deux avis défavorables concernent notamment le nouvel organigramme de la collectivité, les tableaux des effectifs et plusieurs réorganisations de services. Les syndicats citent la suppression du service reprographie, la réorganisation du bureau électoral, le transfert de plusieurs dispositifs vers le CCAS ou encore des « modifications importantes des responsabilités au sein de plusieurs directions et services ».
Les syndicats s'inquiètent par ailleurs d'une « dissolution » de la mairie annexe de Sainte-Anne. « La disparition de services de proximité comme la mairie annexe de Sainte-Anne » aurait ainsi des « conséquences sur l'accueil des usagers et l'organisation des missions communales », poursuivent-ils.
Un dialogue social jugé insuffisant
Au-delà du fond, c'est aussi la méthode qui est critiquée. Les représentants du personnel estiment que de nombreux agents restent dans l'incertitude concernant leur future affectation, leurs missions ou leurs responsabilités.
« Le dialogue social ne peut se résumer à une consultation formelle lorsque les décisions apparaissent déjà arrêtées », affirme l'intersyndicale.
Les organisations syndicales alertent également sur « les risques psychosociaux que peut engendrer une réorganisation conduite sans accompagnement suffisant des agents. Les inquiétudes exprimées sur le terrain témoignent d'un besoin d'écoute, de visibilité et de reconnaissance ».
Elles appellent la municipalité à renouer avec un « dialogue social sincère, respectueux des institutions et des femmes et des hommes qui font vivre quotidiennement le service public communal » et se disent « disponibles » pour poursuivre les échanges « dans un esprit constructif, afin que cette réorganisation puisse être conduite dans l'intérêt des agents, des usagers et de la collectivité ».


