Nomination à la CGSS : "La Réunion n'est pas une recyclerie pour fonctionnaires incompétents", lance Patrice Selly

Dans un communiqué au vitriol, le parti Banian prend à son tour position après la nomination à la tête de la CGSS de La Réunion de l'actuel directeur de la sécurité sociale de Guyane en s'appuyant sur la situation de cette dernière pour justifier son opposition.
« La Réunion n'est pas une recyclerie pour fonctionnaires incompétents ! Nous ne pouvons pas accepter que des dirigeants ayant échoué ailleurs viennent imposer leur gestion calamiteuse sur notre île », affirme sans détour le mouvement politique dans ce communiqué.
Après le député Frédéric Maillot, la CGTR ou Jean-Hugues Ratenon, le président de Banian, Patrice Selly, réagit à la nomination ce lundi de Jean-Xavier Bello à la tête de la CGSS de La Réunion. Un organisme que ce dernier connaît puisqu'il y a exercé les fonctions de directeur adjoint en charge de la branche Santé de 2011 à 2019. Il est l'actuel directeur de la CGSS de Guyane.
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Un appel au conseil d'administration
C'est justement son bilan que vise Banian. "Le dossier de ce candidat à la CGSS de Guyane est révélateur : un bâtiment acheté à prix d’or, 10 millions d’euros, reste inutilisé, pourri par des infiltrations d’eau et sans ascenseurs fonctionnels. Les pratiques douteuses entourant l’attribution des marchés publics sont inacceptables. Le conseil d’administration a dû rejeter le budget 2025, incapable d’avaliser une gestion aussi déplorable. C’est ce profil que l’on souhaite nous imposer ? Non, nous ne l’accepterons pas !", clame Patrice Selly.
Ce dernier estime que la future direction de la CGSS Réunion doit être confiée à une personnalité "choisie pour ses compétences et sa connaissance du territoire réunionnais, pas pour des arrangements venus de Paris".
Banian demande au conseil d'administration de rejeter purement et simplement cette candidature. Le mouvement appelle également « toutes les forces politiques et sociales de l'île à s'unir pour défendre l'intérêt général » dans ce dossier.
Une nouvelle prise de position qui témoigne de la sensibilité du dossier.


