Pauvre France... Il y a le feu à la maison !

Je n'ai jamais caché mon peu d'affinités avec le parti socialiste. On approuve ou pas mon positionnement, mais au moins vous ne pourrez jamais m'accuser de m'être caché pour faire passer mes messages en douce.
Si le PS n'a pas souvent trouvé grâce à mes yeux, je dois avec la même franchise vous avouer que je suis assez admiratif devant la prise de position courageuse de ses dirigeants de préférer se saborder au 2ème tour dans les régions où le PS est arrivé en 3ème position dimanche soir et où le Front national risque de l'emporter. Quitte à n'avoir aucun élu régional dans les régions concernées pendant 6 ans.
On accuse suffisamment les hommes politiques de ne penser qu'aux mandats, et aux indemnités qui vont avec, pour ne pas saluer ce geste rempli de panache et de courage.
La France est en danger, n'ayons pas peur des mots. Si jamais Marine Le Pen devient demain présidente de la République -et les régionales sont l'ultime marche avant les présidentielles- la France subirait un véritable chaos. Pas tant d'un point de vue institutionnel, contrairement à ce que beaucoup pensent, car les traités internationaux et la constitution de la Ve République empêcheront la patronne du Front national de faire trop de conneries. Mais sur le plan économique, tout ce que Marine Le Pen propose va à l'opposé de ce qu'il faudrait faire ! Je parle là aussi bien de la sortie de l'euro et de la destruction de l'Europe telle que nous la connaissons, que d'autres mesures comme la retraite à 60 ans, le contrôle des prix, la hausse des impôts pour les hauts revenus ou la mise sous tutelle étatique du secteur bancaire...
Et je ne parle pas de la mise sous tutelle de nombre de libertés, au premier rang desquelles la liberté de la presse...
Sans parler de l'image que nous donnerions au reste du monde !
Depuis plusieurs jours, une petite phrase lancinante me trotte insidieusement dans la tête : "Rappelle toi qu'Adolf Hitler est arrivé démocratiquement au pouvoir"...
Le fait de féliciter le PS pour sa prise de position courageuse ne fait que mettre d'autant plus en relief la lâcheté de Nicolas Sarkozy et d'une façon plus générale des Républicains. Quand il y a le feu à la maison, l'heure n'est plus aux calculs politiques et aux combinaisons d'arrière cour...


