Patrice Lauriol: "Philippe Robert pourra difficilement faire sans nous"

Zinfos : Avez-vous été surpris par les affirmations de Philippe Robert à votre égard ?
Patrice Lauriol : Nous avons quand même été dans cette municipalité durant six ans et à ses cotés. Nous avons été de ceux à soutenir et porter les dossiers de la commune, parfois et pour lui rendre service, en lieu et place de Philippe Robert qui était le 1er adjoint, alors s'entendre dire ça vraiment, là moi je suis estomaqué.
Que comptez-vous faire ?
Nous lui avons tendu la main à maintes reprises. La situation est claire désormais, s’il ne revient pas sur ses décisions d'ici là. Nous, on va agir de l'extérieur et ne faire qu'amplifier le mouvement. Cependant, je ne suis pas rancunier, nous devons tous travailler pour La Possession. Nous lui avons lancé un nouvel appel, par l'intermédiaire d'un des six élus de l’opposition qui a participé à notre réunion de mardi (il y a 15 jours, ndlr), pour qu'il réfléchisse. Nous restons en contact. Pour nous, la porte est encore grande ouverte. Je précise bien qu'il s'agit des six car tout le monde aura compris qu'Eve Lechat et Marie Andrée Lacroix Faveur ne se sont pas mises en retrait de ce groupe d’elles-mêmes, mais on les a volontairement isolées.
Vous continuez donc à réunir les colistiers de la liste Robert dont vous faisiez partie ?
De notre côté, il nous a paru indispensable d’inviter depuis notre première réunion les 38 colistiers de la liste "Une nouvelle étape en confiance". Certains ont répondu présents, d’autres se sont excusés alors que quelques uns se sont désistés pour des raisons personnelles. Peu importe, nous respectons l’ensemble des colistiers et jugeons indispensable de leur faire partager notre action extérieure.
Déterminés, nous continuons à activer les réunions, nous étions 15 au lieu de 22 la dernière fois. Mais, in fine, les six élus qui ont décidé pour l’heure de bouder, savent qu'il leur sera difficile de faire sans nous, ne serait-ce que pour respecter la volonté d’union toujours voulue par Roland Robert. De toute façon, je me dis que chaque opposition œuvre dans le même but, c’est pourquoi je pense que nous serons plus forts en restant unis, c’est aussi ce que voulait Roland avant son départ pour les Comores.
Votre opposition extérieure se matérialisera sous quelle forme ?
Nous allons monter une association et sortir un journal dont le N°1 sortira au terme des cent jours de mandature de Mme Miranville. Notre prochain rendez-vous avec les Possessionnais, en présence des journalistes, sera donc le 8 juillet 2014.
Pensez-vous malgré tout que vous pourrez vous entendre à terme ?
Chacun prend, petit à petit, conscience que notre collaboration à l’intérieur ne peut que servir l'intérêt de l'opposition afin de reformer un groupe solide, un groupe de "guerriers" comme le souhaitait Roland Robert. Nous souhaitons que chacun d’entre eux prenne conscience des enjeux et que ces tractations puissent déboucher sur quelque chose de positif.
En quoi votre rapprochement avec Philippe Robert dans l’opposition peut-il être complémentaire voire indispensable ?
Nous apporterions une expérience que Philippe Robert reconnait lui-même. J’entends souvent dans la rue les Possessionnais regretter le fait que Jean-Hugues Savigny et moi-même soyons écartés des bancs du conseil. Les électeurs ne sont pas dupes et savent très bien que pendant les six dernières années nous étions à 100% investis pour La Possession parce que du travail, oui, nous en avons abattu. Nous étions souvent en première ligne sur les dossiers sensibles. Nous connaissons nos dossiers et nous sommes des hommes de terrain. Par exemple, aux côtés de Roland Robert et avec Jean-Hugues, nous avons été les porteurs des projets Cœur de Ville ou du centre d’altitude de Dos d’Ane, de la piscine... Ce qu’entend faire madame Miranville me rend plutôt triste pour ma Ville, plutôt triste pour les Possessionnais.
A quoi ressemblera-t-elle en 2020 ? Condamner ces projets conduira inéluctablement ma commune à être classée comme ville dortoir ! Tant que je serai là, je me battrai pour ma ville. Mais contre la politique de casse et l’absence totale de projet de madame Miranville, je reste serein. La vérité finit toujours par triompher. En politique, ceux qui colportent des allégations, des contre-vérités s’exposent à des retours qui peuvent les éliminer de la scène politique. Voilà en quoi notre rapprochement Jean Hugues Savigny et moi-même avec Philippe Robert peut-être salutaire pour construire une opposition efficace. Encore une fois : nous ne sommes pas rancuniers et la porte reste ouverte ! Saisiront-ils cette opportunité ?


