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Pas d'augmentation des taux d'imposition à St-Denis

À la veille d'un conseil municipal orienté sur l'action sociale du chef-lieu, Ericka Bareigts donnait une conférence de presse ce mercredi sur les différents points à l'ordre du jour, comme le maintien des taux d'imposition sur les propriétés bâties et non-bâties, le lancement d'une crèche itinérante, l'insertion professionnelle des Dionysiens ou encore la création de trois futurs centres sociaux en lien avec la CAF.
Ecrit par Samuel Irlepenne – le mercredi 6 avril 2022 à 17H14

Sur la question de la fiscalité et le maintien des taux d'imposition à leurs taux actuels, Ericka Bareigts salue l'effort engagé par la collectivité au vu du contexte national (crise sanitaire) et international (guerre en Ukraine) "pour préserver le pouvoir d'achat des Dionysiens".

"Avec la réforme des impôts locaux et la disparition de la taxe d'habitation, un système de compensation a été mis en place avec le transfert du montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) perçue par le Département, désormais allouée aux communes", explique l'édile dionysienne. Cette dernière rappelle que certaines villes de l'Hexagone n'ont pas hésité à augmenter leur taux comme à Strasbourg (+12,6%). "La ville n'est pas là pour étrangler les citoyens", assure Ericka Bareigts, qui se félicite de voir la ville posséder "les taux parmi les plus bas de l'île" (la seconde après la commune des Avirons) "et même de France" pour les villes de même strate (la troisième à l'échelon national).

"Malgré ce maintien, nous n'avons pas baissé nos investissements et nous sommes moins endettés avec une dette de moins de 1.000 euros par habitant et si on devait la rembourser, cela nous prendrait moins de 5 ans", poursuit Ericka Bareigts qui souhaite continuer sur cette ligne "vertueuse".

Encore du travail "pour faire diminuer le sentiment d'insécurité"

Parmi les autres annonces faites par la maire de Saint-Denis : la diminution du coût de la prestation funéraire (250 euros pour une concession de 15 ans pleine terre contre 500 euros et 30 ans auparavant), le maintien de la gratuité de la cantine scolaire pour 80% des ménages, le lancement d'un "Babybus" (soit une crèche itinérante pour remédier au manque de crèches dans certains quartiers comme au Brûlé, à Bois de Nèfles ou à Domenjod) ou encore le doublement des classes passerelles (de 4 à 8 prochainement).  

Des fonds seront également mis sur la table dans le domaine de l'insertion. "Nous investissons aujourd'hui 5 millions d'euros sur le dispositif d'accompagnement à l'insertion et 6 millions d'euros pour la caisse des écoles sur les contrats aidés par exemple", relève Ericka Bareigts, particulièrement satisfaite de l'accompagnement de plus de 10.000 personnes dont 8.000 jeunes via les différents partenariats noués avec Pôle emploi, Attitude Pro ou la Mission Locale Nord pour des jobs dating ou des formations. 

"Nous allons par ailleurs signer une convention avec le Forum européen pour la sécurité urbaine. Grâce à la mise en place de différents GPO (NDLR : groupements de partenariats opérationnels), notre ville enregistre un taux de délinquance générale de 38 cas pour 1.000 habitants, loin derrière des villes comme Nîmes avec 78 cas pour 1.000 habitants, ou Pau, 50 cas pour 1.000 habitants. La baisse de la délinquance générale, des atteintes à l'intégrité physique et/ou des biens se confirme à Saint-Denis", assure Ericka Bareigts.

Si les chiffres objectifs sur la sécurité "sont bons", poursuit la maire de Saint-Denis, qui prend pour exemple le GPO lancé à La Chaumière, elle reconnaît qu'il reste encore du travail à effectuer "pour faire diminuer le sentiment d'insécurité".
 

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