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Parc National : Un classement au Patrimoine Mondial n’entrainera pas de nouvelle règlementation

La possibilité d’un classement au Patrimoine Mondial d’une partie de la Réunion enthousiasme autant qu’elle inquiète les Réunionnais. Chargé de mission tourisme et loisirs au Parc National, Pascal Teyssedre a tenté de dissiper les doutes lors l’une conférence tenue samedi 8 mai à la Foire de Paris.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 13 mai 2010 à 09H00

Samedi dernier, au cours d’une conférence à la Foire de Paris, Pascal Teyssedre a détaillé les fondements et les missions du Parc National de la Réunion. Puis il a présenté le Bien, cette partie du territoire réunionnais candidate au Patrimoine Mondial.

Parmi les missions du Parc,  la protection des espèces endémiques a été illustrée par la question d’un réunionnais, coureur régulier du Grand Raid. En 2009, le règlement du Parc a imposé une modification du tracé de la "Diagonale des Fous". Il s’agissait de ne plus déranger, en pleine période de nidification, les Tuit-tuit, ces oiseaux dont il ne subsiste qu’une vingtaine de couples. Mais l’auditeur s’interroge alors. Est-ce que le classement au Patrimoine Mondial ne va pas aboutir à des changements encore plus contraignants ? Réponse de Pascal Teyssedre : "le classement n’entrainera pas de règlementation supplémentaire par rapport à celle du Parc".

"Destination nature" prisée qui accueillerait dans le même temps des congrès ou des conférences. Ce statut devrait "re-dynamiser l’économie".

Se basant sur les limites du cœur du Parc National, le Bien couvre 1058 km² de la superficie de l’île. Il comprend, entres autres sites, le Piton de la Fournaise et le Piton des Neiges, la Plaine des Sables, ainsi que le Cirque de Mafate. Les Cirques de Salazie et de Cilaos, et la Plaine des Palmistes, sont appelés "zones tampon". Elles occupent 117 km². Ce sont des "zones d’adhésion" du Parc. Elles doivent mener une politique de développement en cohérence avec les objectifs du Parc, si elles désirent l’intégrer.

Quatre arguments sont mis en avant pour soutenir la candidature. La Réunion est l’un des sept sites mondiaux nés d’un point chaud. Son climat tropical atypique modèle des paysages très variés. Recensée au Conservation International, elle est considérée comme une "fabrique" de biodiversité. Enfin, ses remparts, "traits d'union du patrimoine", lui confèrent un relief étonnant.

Le dossier sera examiné à Brasilia en juillet 2010. A cette date, nous saurons alors si le Comité du Patrimoine Mondial de l’UNESCO partage l’idée du caractère exceptionnel de notre île.

 

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