Nassimah Dindar répond à Paulet Payet sur le terrain de l'ancienne APECA

Il risque d'y avoir de l'eau dans le gaz entre le Département et la commune du Tampon. En cause, la présence d'une "décharge à ciel ouvert" sur le site de l'ancienne APECA à la Plaine des Cafres (voir l'article "[Imbroglio autour du terrain de l'ancienne APECA]urlblank:http://www.zinfos974.com/L-imbroglio-du-terrain-de-l-ancienne-APECA_a23406.html "). Une décharge composée de carrosseries de voitures, gravats, électroménagers et autres encombrants dédiés, ponctuellement, aux entraînements et formations des sapeurs-pompiers du SDIS. Une décharge aussi que le premier magistrat du Tampon, Paulet Payet, a dans son viseur avec les travaux de nettoyage programmés ce vendredi. Une initiative qui semble étonner la présidente Nassimah Dindar qui n'a pas attendu bien longtemps pour répondre à l'élu.
"Vous êtes intervenus, sans même prévenir (...) mes services..."
L'affaire risque fort de ne pas en rester là. Après que Paulet Payet ait expliqué ses motivations et sa responsabilité dans une affaire qui s'invite sur le terrain politique, la présidente du Département a fait part de son étonnement dans une lettre adressée au maire du Sud. "Je fais suite à votre courrier en date du 25 novembre dernier concernant l'état du terrain de l'ex APECA, propriété de ma collectivité" informe Nassimah Dindar. "Son contenu m'a étonnée, d'autant plus que vous êtes intervenus, sans même prévenir préalablement mes services, au moins téléphoniquement", poursuit la présidente de la collectivité.
Confirmant, de fait, la mise à disposition du site pour des usages ponctuels du SDIS, Nassimah Dindar évoque la mise en place volontaire de "l'amoncellement constaté" pour la "réalisation d'exercices d'entraînement en situation réelle". Quant à la sécurisation du site, un sujet sensible qui a visiblement mené Paulet Payet à bloquer l'accès du site et à engager une procédure de nettoyage, le Département estime être "particulièrement vigilant sur sa surveillance" et évoque l'hypothèse d'une renforcement du dispositif de contrôle du site pour mettre fin aux allées et venues.
Chose étonnante, Nassimah Dindar demande tout de même à Paulet Payet de "bien vouloir faire retirer" certains des déchets déposés sur la parcelle concernée. Des déchets qui, selon elle, auraient été entreposés, "il y a plusieurs mois", par des "entreprises, travaillant dans le secteur, à l'époque pour votre compte", peut-on lire dans cette lettre. Il y aurait donc deux types de déchets sur le site, ceux en lien direct avec les pratiques du SDIS et ceux imputables aux entreprises de la zone, pour "le compte" de la municipalité. Le bal des ordures semble avoir commencé.


