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Nadia Ramassamy rejoint Ciotti et se présente à Sainte-Suzanne

Ecrit par Philippe Madubost – le lundi 30 juin 2025 à 18H19

L’ancienne Députée de la sixième circonscription a annoncé cet après-midi sa candidature aux prochaines municipales. Une candidature soutenue par l’UDR d’Eric Ciotti, parti dont elle est désormais la référente départementale. Ce qui pourrait lui permettre d'obtenir le soutien du RN.

Attention au possible mal de tête du côté des électeurs. Après avoir été élue députée de la sixième circonscription en 2017 avec l’étiquette LR – face à Monique Orphée qui portait celle de La République en marche à l’époque – c’est sous une nouvelle bannière que Nadia Ramassamy a décidé de se représenter devant le suffrage des électeurs. Cette fois, pour les élections municipales de mars 2026, à Sainte-Suzanne, dont elle fut conseillère générale (1995). Il s’agit de sa seconde candidature aux municipales à Sainte-Suzanne, ville dont sa mère est originaire, après l’élection de 2001 (élue dans l’opposition).

"J'accepte le soutien de tout le monde"

Après un passage rapide par les rangs de la majorité présidentielle, dont elle a porté les couleurs (Ensemble pour la République) lors des dernières élections législatives anticipées de 2024 (éliminée au 1er tour avec 10,09 % des suffrages), c’est désormais avec le soutien du parti d’Éric Ciotti, l’UDR (Union des droites pour la République), que l’ancienne vice-présidente à la Région de Didier Robert se présente, toujours sous l’étiquette de son parti AMPR (Avenir Meilleur Pour La Réunion).

L'UDR, un parti situé à la droite de la droite, allié du Rassemblement national, dont elle est désormais encartée et référente départementale depuis décembre 2024. Ce qui pourrait lui assurer un soutien du RN local aux municipales. L’ancienne conseillère départementale de Saint-Denis (2015, canton Saint-Denis 1) ne dirait pas non : « J’accepte le soutien de tout le monde ». Tout en affirmant que son parti, « c’est le peuple ».

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"Le seul qui est resté intègre"

« Mon parti, c’est la population. Je suis autant droite, gauche, sans étiquette. Ce n’est pas le parti qui compte mais l’action pour les habitants. Mais sur le plan national, on a besoin d’être représenté, et le seul qui est resté intègre, c’est Éric Ciotti. Je ne suis pas avec les extrêmes mais avec Éric Ciotti », explique-t-elle.

Interrogée sur la cohérence de l’enchaînement de ces différentes étiquettes, l’ancienne parlementaire et médecin à Sainte-Suzanne depuis 36 ans met en avant les « valeurs d’Éric Ciotti, un homme que j’estime. Ses idées peuvent rejoindre les extrêmes sur certains sujets comme l’immigration, mais il a aussi de très bonnes idées pour la France ».

C’est parce que ce dernier n’avait pas encore créé son parti au moment des dernières législatives qu’elle avait fait le choix du mouvement présidentiel, se défend-elle.

La candidate a abordé elle même le sujet de son inéligibilité, prononcée en 2023 par le Conseil constitutionnel, "pour un document qui était celui d'un autre candidat, mon expert-comptable l'a attesté, c'est un coup bas pour essayer de me discréditer".

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Pourquoi ne pas siéger à la Région ?

Interrogée sur son absence dans les rangs de l’opposition à la Région depuis les élections (elle est élue sur la liste de Didier Robert), elle assume : « C’est mon choix. Je ne suis pas là pour écouter une élue dire qu’elle arrête tout ce qui a été fait pour les habitants, comme la fin de la continuité territoriale ». Elle assure ne pas toucher d’indemnités pour ce mandat et ne compte pas démissionner car « élue par la population ».

C’est depuis un local situé non loin de son cabinet médical, face à la mairie, que Nadia Ramassamy a officialisé sa candidature, entourée de quelques militants. Elle veut proposer « quelque chose de meilleur pour Sainte-Suzanne et épurer les comptes ». Elle met en avant un taux de pauvreté de 38 % sur la commune, « et qui peut atteindre jusqu’à 65 % dans certains quartiers ».

Elle dénonce un « manque d’entretien des routes, un manque de services pour la population, un taux de violences physiques au-dessus de la moyenne nationale » ou encore un manque de soutien au tissu associatif.

Elle veut « construire un avenir meilleur où chacun aura sa place ». La candidate présentera son programme lors d’une prochaine conférence.

Il s’agit de la seconde candidature déclarée sur la commune après celle d’Eddie Richard.

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