Municipales à Saint-Denis : Jean-Max Nativel (RN) entre en campagne pour "redresser une ville en ruine"

Le Rassemblement national lance officiellement sa campagne à Saint-Denis avec la candidature de Jean-Max Nativel. Le délégué communal RN promet un "sursaut" pour une ville qu’il juge abandonnée par la majorité actuelle.
Le Rassemblement national entre officiellement dans la course aux municipales à Saint-Denis. Ce samedi 15 novembre, Jean-Max Nativel, délégué communal du RN dans le chef-lieu, a officialisé sa candidature à la tête d’une liste qu’il présente comme "large et cohérente", rassemblant d’anciens centristes, d’anciens LR et des personnalités issues d’autres formations politiques.
Un parcours politique déjà bien rempli
Militant syndical au CHU de Bellepierre dans les années 1980, Jean-Max Nativel a été élu municipal en 1989 sur la liste de Gilbert Annette, puis conseiller général en 1994. Après avoir quitté le Parti socialiste, il rejoint en 1998 la majorité départementale de Jean-Luc Poudroux avec lequel il a "travaillé plusieurs années". Il a ensuite participé aux campagnes municipales de Michel Lagourgue et de Didier Robert.
Sa rencontre avec Marine Le Pen marque un tournant : "Je me suis retrouvé il y a quatre ans quand j’ai rencontré Marine Le Pen. Depuis, je milite, je travaille et je suis au bureau départemental avec Jean-Jacques Morel", explique-t-il. En tant que délégué communal du RN pour Saint-Denis, il affirme avoir travaillé depuis plus de six mois à la constitution de sa liste.
Sécurité : "Saint-Denis est en ruine"
Sans surprise, la sécurité figure au cœur de son programme. Jean-Max Nativel dresse un tableau sombre de la situation actuelle : bâtiments dégradés, insécurité dans les quartiers, agressions contre les familles, les personnes âgées et les jeunes.
Pour y remédier, il annonce un renforcement massif de la police municipale et une coopération accrue avec la police nationale. "Le bateau coule et les élus font la fête, moi je suis contre ça", déplore-t-il, promettant une ville "sûre" où "il fait bon vivre".
Son projet inclut également la création de brigades cynophiles et l’armement des policiers municipaux.
Un programme économique axé sur le développement du littoral
Le candidat du RN veut faire du développement économique un autre pilier de sa campagne. Il propose l’aménagement d’une zone allant de la gare routière à la Jamaïque, incluant un port de pêche et de plaisance afin de créer, dit-il, "près de 1.000 emplois".
Il entend également rénover les habitations dans les quartiers, encourager les commerces de proximité et renforcer l’accompagnement social via des associations spécialisées. Parmi ses mesures symboliques, il souhaite aussi mettre fin au stationnement payant au CHU Nord.
Pour répondre au chômage des jeunes, Jean-Max Nativel prévoit de renforcer les liens avec l’Université de La Réunion. Il défend la mise en place de jobs étudiants et d’actions pour améliorer les conditions de vie des universitaires.
Selon lui, la dynamique enclenchée au sein du RN local serait un atout : "Nous avons mis en place une machine pour gagner ces élections qui s’appelle "TSB", "Tout sauf Bareigts"", affirme-t-il.
Des discussions ouvertes malgré la dispersion de la droite
Face à la multiplication des listes à droite, le RN pourrait-il s’allier avec d’autres candidats ? Jean-Max Nativel reste prudent mais ne ferme pas la porte. Il assure avoir rencontré, le 13 juin dernier, le groupe centriste ainsi que René-Paul Victoria, sans suite à ce stade. "Je fais ma campagne et j’attends, mais je suis disponible à recevoir tout le monde", assure-t-il.
Interrogé sur la concurrence des diverses listes situées à droite ou au centre, il balaie le risque d’un revers : "Les électeurs de Saint-Denis vont le juger. On verra au résultat du premier tour."


