Mort de journalistes à Gaza : Perceval Gaillard dénonce un « silence assourdissant »

La mort de cinq journalistes à Gaza ce 10 août révolte le député Perceval Gaillard, membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, alors qu'Israël présente l'un d'eux comme un terroriste.
Perceval Gaillard (LFI) réagit avec force après la mort, dimanche dernier, de cinq journalistes à Gaza lors d’une attaque revendiquée par l’armée israélienne. Les victimes, Anas Al-Sharif, Mohamed Qreiqeh, Ibrahim Zaher, Mohammed Noufal et Moamen Aliwa, s’ajoutent à une liste déjà longue : selon Reporters Sans Frontières, plus de 200 journalistes ont été tués dans l’enclave palestinienne par Tsahal depuis 2003, soit autant que le nombre total de journalistes tués dans le monde entre 2019 et 2022.
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Parmi eux, Anas Al-Sharif, présenté par Israël comme un membre du Hamas, avait reçu en 2024 le prix Amnesty du défenseur des droits humains. L’ONG a condamné un « assassinat » et rappelé que « tuer les journalistes ne fera pas disparaître l’odieuse vérité : Israël est en train de commettre un génocide ».
Se référant à la célèbre citation d’Albert Londres — « Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie » — Perceval Gaillard appelle la profession à se mobiliser : « Journalistes de La Réunion, de France et du monde, ne restez pas silencieux face au massacre organisé et revendiqué de votre profession. »
Le parlementaire souligne que La France insoumise a été « bien seule » à dénoncer le drame depuis le début du conflit, malgré « quolibets, insultes et menaces ». Il estime que « les soutiens du génocide se détournent des génocidaires » face à « l’immensité du crime » et à la politique « de fuite en avant » du gouvernement israélien.
Il appelle désormais « les consciences du monde entier » à s’opposer à la décision de Tel-Aviv d’occuper totalement la bande de Gaza : « Ne pas dénoncer, regarder ailleurs, c’est cautionner », lance le député de la 7ème circonscription.


