Mayotte : le référé liberté de 8 habitants de Bandraboua rejeté

Le tribunal administratif a rejeté le référé liberté de 8 habitants de la commune de Bandraboua à Mayotte qui contestaient leur expulsion par la préfecture et la destruction de leurs habitations. L'affaire devra désormais être étudiée sur le fond.
C'est une histoire ancrée dans la réalité de Mayotte, même si l'affaire a été étudiée le 11 avril en mode distancié, par le biais d'une visioconférence, depuis le tribunal administratif de La Réunion.
Défendues par Maître Zainaliambidina Nizari, huit personnes récemment expulsées de leurs habitations du quartier de Dzoumogné, dans la commune de Bandraboua à Mayotte, ont formé un référé liberté pour demander la suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la destruction de leurs cases.
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Mais la veille de l'audience, le 10 avril, toutes les maisons décrites comme insalubres par l'ARS avaient déjà été détruites, ont fait valoir Maîtres Alain Rapady et Olivier Tamil, les avocats de la préfecture de Mayotte, lors de l'audience. La demande de suspension de l'arrêté d'expulsion n'avait plus lieu d'être, selon eux.
Ce mardi 15 avril, le tribunal administratif a rejeté la requête des expulsés de Bandraboua. Mais leur avocat avait déjà fait savoir qu'une requête sur le fond avait été déposée. Selon lui, l'arrêté d'expulsion n'avait pas été notifié aux intéressés et aucune proposition de relogement effectuée, ce que dément la préfecture de Mayotte.


