Maurice : 150 personnes arrêtées dont 12 pour non-respect du couvre-feu, elles risquent jusqu'à cinq ans de prison

La tension reste vive à l'île Maurice, secouée depuis plusieurs jours par des violences et des affrontements avec les forces de l'ordre. Le bilan s'élève désormais à 150 arrestations, tandis que 12 personnes doivent comparaître devant la justice ce vendredi 16 octobre pour avoir enfreint le couvre-feu. Elles encourent jusqu'à cinq ans de prison.
Le bilan des interpellations continue de s'alourdir à Maurice. Après plusieurs jours de troubles dans différentes régions de l'île, la police mauricienne fait état de 150 arrestations depuis mardi. Parmi les dernières personnes interpellées, 42 ont été arrêtées lors des opérations menées depuis la soirée du 14 octobre, dont un mineur. Trente-sept d'entre elles ont été maintenues en détention, relatent L'express de Maurice et Défi Média.
Les autorités reprochent aux personnes interpellées différentes infractions, allant du non-respect du couvre-feu aux violences et aux dégradations de biens publics.
Malgré une nuit jugée relativement calme, plusieurs incidents ont encore été signalés, notamment des incendies dans des champs de canne à Cascavelle, Gros-Cailloux, Solférino, Montebello et Chemin-Grenier. Des départs de feu qui ont toutefois été rapidement maîtrisés.
À Gros-Cailloux, dans la région de Petite-Rivière, une personne a également été arrêtée après avoir obstrué la chaussée. Plusieurs enquêtes se poursuivent, notamment dans la région de Flacq, où des mineurs ont été interrogés dans des affaires de dégradations et de départs de feu.
Douze personnes risquent jusqu'à cinq ans de prison
Sur le plan judiciaire, les autorités mauriciennes ont décidé d'accélérer les procédures. Le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) a annoncé ce jeudi 15 octobre l'engagement de poursuites contre 12 personnes pour violation du couvre-feu.
Les suspects doivent comparaître devant la Cour intermédiaire ce vendredi 16 octobre. En cas de condamnation, ils encourent une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement, conformément aux dispositions de la Police Act.
Le DPP a demandé que les dossiers liés aux violations du couvre-feu lui soient transmis rapidement afin de permettre l'engagement de poursuites lorsque les éléments recueillis le justifient. Les personnes concernées demeurent présumées innocentes.
Un important dispositif policier maintenu
Face aux violences, le gouvernement mauricien avait prolongé le couvre-feu pour les nuits des 14 et 15 octobre, de 20 h 30 à 5 heures du matin.
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Les forces de l'ordre restent fortement mobilisées dans les secteurs sensibles. Des patrouilles, des barrages routiers et des contrôles de véhicules ont été renforcés, avec l'appui de la Special Mobile Force, de la Special Support Unit et des unités d'intervention rapide. Un hélicoptère de la police participe également aux opérations de surveillance.
Ces troubles ont éclaté dans un contexte de mécontentement lié aux difficultés d'approvisionnement en eau et à la hausse du coût de la vie. La situation s'est aggravée après qu'une femme de 27 ans a été blessée par balle par un policier, vendredi dernier, à Camp-Levieux.
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Le policier impliqué a été arrêté et une enquête a été ouverte sur les circonstances du tir.


