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Les professionnels de la mer font leurs propositions aux autorités

Malgré l'atmosphère pesante de ces dernières semaines, les professionnels de la mer et autres commerçants de Boucan Canot comme des Roches Noires semblaient heureux de s'être retrouvés cet après-midi à Saint-Paul. Sur l'esplanade de la plage de Boucan, à deux pas des bougies et fleurs disposées à même le sol en hommage à mathieu Schiller, ils n'ont pas hésité à émettre des pistes de réflexion. Pour certaines, elles sont même envisagées à très court terme. Tour d'horizon des idées émises par la communauté de la mer.
Ecrit par zinfos974 – le dimanche 9 octobre 2011 à 18H12

Avant toute chose, les intervenants ont pris la peine de rappeler tout leur intérêt à rester dans les clous du respect de la nature. A ce titre, les intervenants ont ainsi parlé de "nettoyage régulier des ravines", un sujet lancinant dans l'île et qui vient aussi se greffer aujourd'hui à la menace requins. La "mise aux normes des stations d'épuration" évoqué par un intervenant pourrait lui se voir considérablement résolu avec la livraison de la station de Cambaie, certes pas pour maintenant. Reste qu'en temps cyclonique ou de fortes pluies, les courts de ravinements naturels paraissent déjà comme un combat perdu d'avance. Leurs conséquences, avec une forte turbidité de l'eau, paralyse à chaque fois les plages concernées sur plusieurs jours.

Le "nettoyage régulier des ports" est également souhaité. Qui n'a pas été surpris, en se promenant sur les quais des ports de l'île, de voir un film d'huile ou d'eau souillée dans les ports de plaisance. Là encore, les intervenants de cet après-midi partent en croisade face à des mauvaises habitudes.

Une autre d'habitude voit pointée du doigt l'attitude des pêcheurs qui videraient leurs poissons en mer. "Nous souhaitons la mise en place de bacs à déchets de poissons ainsi qu'un arrêté préfectoral interdisant les pêcheurs à vider leurs poissons à moins d'un mile ou deux de la côte".

Plus loin, le "recensement" et le "marquage des requins" revient dans les discours. Un premier volet concernerait la zone aquacole de la baie de Saint-Paul, souvent incriminée. Le second volet s'en prend à nouveau à la zone de la Réserve marine, "de Cap requins à la Pointe de Trois Bassins pour savoir s'il y a bien prolifération des squales sur ces zones".

Enfin, quelques solutions à court terme sont aussi dans les tuyaux. Forts des applaudissements de l'assistance, les intervenants promettent la mise en place d'un système de signalement par des balises d'avertissement de squales précédemment marqués. Guy Gazzo, instructeur de plongée, même s'il dit pratiquer de moins en moins et surtout pas en ce moment, se propose d'ailleurs de faire partie des volontaires pour le marquage. "Nous n'attendrons pas les autorités" continue-t-il. La foule acquiesse.

Plus grave cette fois, et même si le terme de prélèvement n'est plus employé, la communauté de surfeurs et autres professionnels d'activités nautiques émettent l'idée de la "mise hors d'état de nuire ou du déplacement des individus dangereux ou devenus sédentaires". La sémantique ets une nouvelle fois bien choisi pour au final parler d'une chasse préventive. La foule présente, elle, n'a pas fait dans la demi-mesure. Cette dernière idée lancée en vrac a été la plus applaudie. Les autorités sont elles aussi prévenues. Surfeurs et professionnels sont prêts et ne veulent plus attendre "une administration qui met trois mois à acheter une gomme".

 

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