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Les premiers marquages privés de requins ce vendredi

Armée jusqu'aux dents, la fine équipe des marqueurs privés de squales n'attende que la venue de l'ex-recordman d'apnée, Frédéric Buyle, pour se lancer à l'eau.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 14 novembre 2011 à 11H51

 

La campagne de marquage public des requins s'apprête à être complétée par des marquages privés. L'idée, qui avait aussi contraint les pouvoirs publics à agir très rapidement, débutera finalement un mois après. Mais il n'y a pas de concurrence, rassurent aujourd'hui les bénévoles, en charge de monter une opération rendue possible grâce aux dons des plongeurs, des professionnels de la mer et des commerçants de la zone balnéaire.

Placés sous la coupe du comité régional de la Fédération française d'études et de sports sous-marins (FFESSM), plongeurs et professionnels de la mer de cette nouvelle équipe comptent les jours. Ils sont prêts.

L'arrivée de l'ex-recordman d'apnée, Frédéric Buyle, est prévue pour ce jeudi 17 novembre. Le premier test grandeur nature doit avoir lieu le lendemain. "Il faut lui laisser le temps de préparer son matériel", précisent ses futurs patenaires de plongées. Histoire aussi de ne pas nager dans les mêmes eaux que l'opération de marquage pilotée par la Préfecture. Celle-ci continue en effet de s'opérer chaque lundi et jeudi.

La réglementation est d'ailleurs dissuasive. "Le mouillage, le stationnement, la circulation de tout navire immatriculé ainsi que les activités de pêche et de plongée sous-marine sont interdits dans un rayon de 0,5 mille autour des navires", stipule en effet l'arrêté préfectoral du 17 octobre dernier. Celui-là même qui autorise la campagne de marquage de la puissance publique.

Les plongeurs du privé ont dû se plier aux doutes de la Préfecture

Contrairement au procédé chirurgical d'implantation d'une balise sous la peau du squale choisi par les membres de l'Institut de recherche et de développement, les plongeurs du privé fixeront leurs balises sur l'aileron du requin. L'ancienne version du balisage apparent a en effet été recalée par les autorités publiques. "On ne nous donnait l'autorisation d'effectuer nos marquages que si la méthode changeait", affirme Guy Gazzo, ancien moniteur de plongée et maintenant formateur de moniteurs.

La Préfecture avait ainsi émis ses doutes sur la fixation du dispositif sur le squale. "En cas de perte de la balise, celle-ci tombe au fonds de l'océan pour continuer à émettre et parasiter les autres signaux", prévenait le sous-préfet de Saint-Paul, Thomas Campeaux, début octobre.

Les bénévoles de la FFESSM ont donc changé leur fusil d'épaule: "Nos émetteurs seront flottants. De telle sorte que si jamais ils en venaient à être arrachés de l'aileron du requin, ils finissent par remonter à la surface pour y être récupéré". La technique d'approche, elle, reste la même. "Nos plongeurs devront s'approcher du squale pour pouvoir viser au mieux l'aileron", explique-t-on La manoeuvre s'annonce spectaculaire.

A ce jour, le comité régional de la Fédération de sports sous-marins dispose de dix balises émettrices. D'autres sont en commandées. Le dispositif, qui doit être acheté par une maison spécialiste en la matière, se trouve au... Canada.  

 

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