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Les plongeurs péi bien décidés à battre le record du monde de la plus longue chaîne humaine sous-marine

Ecrit par M.B – le vendredi 22 novembre 2024 à 19H02

Ils l’avaient déjà battu en 2013, et ils sont bien décidés à le reprendre aux Indonésiens. Le 1ᵉʳ décembre prochain, le Sypral (Syndicat des Professionnels des Activités de Loisirs de La Réunion) va rassembler plus de 600 plongeurs pour battre le record de la plus longue chaîne humaine sous-marine.

Faire parler de La Réunion, de son lagon et des gens qui en profitent ou qui en vivent, voilà l’objectif derrière ce pari un peu fou qui se prépare le 1er décembre prochain. C’est le Sypral (Syndicat des Professionnels des Activités de Loisirs de La Réunion) qui est derrière cet évènement qui se veut fédérateur. “Lorsqu’on a battu la première fois le record en 2013, c’était dans un tout autre contexte. On était en plein dans la crise requin, et donc toutes les activités nautiques pâtissaient de la psychose qui s’installait. Nous voulions montrer que la plongée était parfaitement sûre. Aujourd’hui, nous sommes dans une tout autre démarche. On retente le coup d’abord, car avec les années, le record a été battu plusieurs fois. Comme nous n’avons pas de compétitions à proprement parler dans nos activités, cela propose un challenge. De plus, nous voulions un évènement qui puisse nous rassembler. Il y aura une trentaine de structures qui vont participer. Des clubs de plongée professionnels, associatifs, mais aussi des sociétés de scaphandriers, des transporteurs de passagers. On a dû travailler ensemble”, explique Emmanuel Rothé, l’un des organisateurs de l’évènement.


Plus d'une trentaine de bateaux prévus


Le record devait déjà être battu l’année dernière, mais les conditions météos en ont décidé autrement, et le challenge a été reporté à cette année. “Les prévisions sont bonnes pour l’instant, on espère que ça va le faire, même si les quelques dépressions du coin peuvent nous jouer un mauvais tour. Là, on manque un peu de sommeil vu que c’est la dernière ligne droite. L’essentiel a été fait, mais il y a toujours quelques derniers réglages à terminer”, poursuit Grégory Grandière, qui participe aussi à l’organisation de cette tentative.

Ceux qui détiennent le record, les Indonésiens, l’ont fait avec d’autres moyens et ont vraiment reçu un coup de pouce des autorités locales. Chez nous, c'est plus artisanal, et on se voit comme les petits de la Coupe de France qui font face aux gros. Il y a eu un vrai engouement, et j’ai eu des gens qui ont passé des niveaux afin de pouvoir participer. Là, j’ai une liste d’attente avec des volontaires", témoigne ce dernier.

L’objectif est double, voir triple. “On cherche à fédérer des acteurs, qui parfois se voient comme des concurrents et se regardent en chiens de faïence. Nous voulons aussi faire connaître nos activités et nos métiers. Et enfin, nous avons bien conscience que la protection des océans nous fait vivre. Former les gens à la plongée, c’est aussi les former aux différents coraux et poissons qui vivent dessus. C’est apprendre la richesse des écosystèmes, et prendre conscience que ce qui se passe sur terre finit par impacter la mer”, souligne aussi Grégory.

C’est le spot du cap Lahoussaye qui a été choisi, haut lieu de la plongée à La Réunion. L’endroit exact est légèrement à l’écart pour ne pas impacter le site et garantir de bonnes conditions de sécurité pour tout le monde. “On aura une trentaine de bateaux à l’eau, plus des gens qui nous rejoindront depuis la côte, donc ça demande un peu d’organisation”, rappelle Emmanuel Rothé.

Si les conditions météos sont réunies cette année, les organisateurs sont bien décidés à battre le record de 578 plongeurs se tenant la main sous l’eau.

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