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Les enseignants réunionnais en métropole ont, eux aussi, des choses à dire...

Alors que les enseignants stagiaires poursuivent leur combat, les enseignants déjà mutés en métropole en reçoivent des échos par ci, par là. Pour eux, la lutte est légitime mais elle mérite de poser la question majeure de leur retour dans l'Académie de la Réunion...
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 22 avril 2010 à 16H09

Olivier est enseignant dans l'Académie de Créteil depuis trois ans, date à laquelle il a quitté la Réunion, muté tel que le concours national le prévoyait. Depuis plusieurs semaines maintenant, il suit attentivement les informations locales, et plus précisément les étapes du combat que mènent les enseignants stagiaires à la Réunion. Rappelons qu'ils contestent le choix du Rectorat de les muter en métropole pour la rentrée prochaine alors que des postes sont ici vacants.

"Leur combat est honnête. Si effectivement des postes existent, il n'est pas logique de les laisser vacants et de leur demander de partir", assure Olivier, professeur de génie mécanique construction. Olivier et un petit groupe d'une trentaine d'enseignants exerçant dans les académies de Créteil, Versailles, Clermont-Ferrand, Orléans ou encore Tours, comptent bien profiter de ce mouvement d'humeur pour faire valoir leurs droits.

"Nous avons tous accepté le principe de mutation et nous sommes atterrés par les agissements au sein de l’Académie. Nous soutenons les stagiaires en grève en ce moment car leurs demandes nous semblent légitimes mais nous souhaitons aussi un réel respect des barèmes de mutation car nous sommes ici depuis 5, 4 voire 3 ans pour certains", explique-t-il.

"Savoir crier haut et fort ou de connaître la bonne personne pour réussir à rentrer plus rapidement que prévu..."

Ce groupe d'enseignants regrette de voir que les postes qui pourraient leur permettre de revenir au bout de quelques années, dans leur académie d'origine, sont trop souvent occupés par des contractuels, retraités, professionnels d'entreprise ou des personnes qui possèdent une licence ou un master. Ils regrettent aussi qu'il suffisse parfois de "savoir crier haut et fort ou de connaître la bonne personne pour réussir à rentrer plus rapidement que prévu...", ose-t-il dénoncer.

Concernant une quinzaine d'entre eux qui évoluent dans la section "génie mécanique construction", les réponses ne sont pas satisfaisantes : "Nous avons envoyé deux courriers au Recteur qui sont restés sans réponse, seuls nos responsables pédagogiques de la Réunion ont accepté de répondre à nos revendications. Or, on nous dit qu'il n'y a rien dans notre section alors qu'ici, en métropole, on n'hésite pas à nous déplacer dans des sections équivalentes, en lycée technique, en BTS... Pourquoi ne pourrait-on pas faire de même dans l'Académie de la Réunion?", ajoute l'enseignant.

Les voix commencent à s'élever de part et d'autres et le regroupement prend de plus en plus d'ampleur en métropole. Les enseignants mutés veulent faire entendre leurs revendications et obtenir des réponses de la part du Recteur, Mostafa Fourar.

 

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