Les Chinois veulent la peau de l’âne africain

Une association environnementale tire la sonnette d’alarme. Les ânes domestiques en Afrique font actuellement l’objet d’un braconnage pour leur peau. La Chine en est le premier pays importateur pour la transformer en gélatine appelée Ejiao. La gélatine est ensuite dérivée en barres énergisantes et en produits cosmétiques. D’après les croyances chinoises, ce produit soi-disant miraculeux peut rendre l’homme plus fort et la femme plus belle.
La population d’ânes domestiques en Afrique est décimée par les braconniers. A titre d’exemple, une peau est actuellement vendue entre 140 à 170 euros, contre 45 à 75 euros l’année dernière. Le prix d’un pot de 250 g gélatine peut atteindre les 3.000 euros. Au Burkina Fasso, l’exportation de peaux d’ânes est passée de 1.000 pièces en début 2015 à 65.000 au premier semestre de cette année, contre 80.000 au Niger en un an.
Plusieurs pays d’Afrique sont touchés par ce fléau, pour ne citer que le Mali, le Botswana, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Kenya, le Niger et le Burkina Fasso. Pour ce dernier, les autorités locales estiment que la population d’ânes domestiques disparaîtra dans les 5 ans à venir, si aucune mesure n'est prise dans les plus brefs délais pour stopper le trafic.


