Élections régionales: une vision alternative pour l’UPR

"Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union". Le leitmotiv est martelé et la critique de l’Union Européenne est acerbe. Se qualifiant de "mouvement de libération nationale", le parti a un objectif clair: sortir la France de l’Union Européenne, de l’Euro et de l’OTAN.
Pour le parti, les difficultés économiques que rencontrent notre pays sont directement imputables à sa présence dans l’U.E. "On croit à tort que c’est l’union Européenne qui subventionne notre pays. Mais la France est un gros contributeur de l’U.E, et seulement une petite partie lui revient au final", explique David Appadoo. La tête de liste du parti explique qu’il souhaite "faire appel à l’intelligence des Réunionnais" afin qu’ils puissent se rendre compte à quel point l’appartenance à l’Union Européenne est nocive pour notre département.
Sur le plan local, il déplore l’absence du sujet filière canne dans les débats. "Il y a une véritable incapacité à s’opposer aux décisions européennes, on fonce droit dans le mur avec l’arrêt des subventions européennes pour la filière en 2017 et personne n’en parle", affirme David Appadoo.
Le candidat aux élections Régionales parle de "méritocratie" et critique les promesses des autres candidats. "On aimerait plus de transparence dans le traitement des dossiers qui impliquent l’argent public. On aimerait connaître les intérêts et arrêter les pratiques de copinage", critique David Appadoo.
Un autre dossier épineux, la nouvelle route du littoral. Le candidat se questionne: "N’est-il pas encore temps d’arrêter? Tout est fait pour donner l’impression que le dossier est verrouillé, mais nous aurions aimé un référendum pour les Réunionnais à ce sujet".
Le parti se considère comme "lanceur d’alerte" : ni de droite ni de gauche. Fondé en 2007, L’Union Populaire Républicaine compte 8.600 adhérents au niveau national et 94 adhérents à la Réunion.


