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Le relooking des ravines de Saint-Joseph

Un an après les intempéries essuyées par Saint-Joseph, la municipalité du Sud sauvage a validé une convention avec le Groupement pour la conservation de l'environnement et l'insertion professionnelle (GCEIP). Le but ? Prendre soin des différents cours d'eau de la commune parmi lesquels les ravines afin de réduire les risques sanitaires et climatiques. Explications.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 22 avril 2010 à 17H00

Le 27 avril 2009, les élus de Saint-Joseph votaient le nouveau schéma directeur des eaux pluviales. Dédié à un diagnostic complet du réseau et à la recherche de solutions pérennes sur la collecte et le dimensionnement du réseau de stockage et d'évacuation des eaux pluviales, ce schéma avait été complété d'un ajustement et d'une réorientation de crédits sur des travaux d'urgence. Travaux parmi lesquels le nettoyage et le curage des ravines.

 

Les intempéries en mémoire

Les 6 et 22 avril, puis le 13 mai 2009, représentent des épisodes que les administrés de Saint-Joseph ne risquent pas d'oublier. A ces dates, la commune avait été la cible d'intempéries et d'inondations importantes.

Un an plus tard, une cinquantaine d'emplois aidés s'est mise au travail dans les ravines et différents cours d'eau de la commune, sous l'impulsion d'un partenariat validé avec le Groupement pour la conservation de l'environnement et l'insertion professionnelle (GCEIP). Cette convention, actée le 12 avril dernier, devrait permettre de rétablir le libre écoulement des eaux pluviales dans les zones naturelles et au niveau des dispositifs d'évacuation des eaux de pluie. "Pour faire respirer notre nature, il ne suffit pas de clichés relatifs au développement durable. Il y a nécessité d'agir pour vivre dans un environnement saint", selon Michel Gérard, l'adjoint délégué à l'environnement de la municipalité de Saint-Joseph.

Validé dans le cadre d'une convention, ce partenariat prévoit une gestion des 70 agents sous Contrat unique d'insertion (CUI) et l'appui technique de la commune en matière de déchets et de définition des zones d'intervention. Sur ce point, six ravines (Grègues, Matouta, Carosse, Jean Petit, Bras-Panon, Vincendo) et deux rivières (Remparts et Langevin) ont été sélectionnées aux côtés de cours d'eau, de caniveaux et fossés de la commune. Ceci étant, "il ne s'agit pas d'une liste définitive", selon Pascal Bigot, le directeur du Service environnement à Saint-Joseph.

 

Vers la diminution des risques sanitaires

Ces travaux engagés pour une période d'une année renouvelable ont un second objectif. Au delà de la nécessité de ne plus vivre le désastre de 2009, les risques sanitaires sont également au cœur de ce projet. La quarantaine de contrats sur le terrain depuis lundi s'occupant également des déchets, de l'éradication des gîtes larvaires et de la dératisation sur les sites retenus. Car, si les inondations passées sont encore dans les mémoires, le spectre du chikungunya et de la leptospirose reste d'actualité.

Ces dispositifs de nettoyage et de curage iront de pair avec une sensibilisation et une formation aux personnes recrutées. Ces dernières devront s'assurer de l'existence d'espèces endémiques et sensibles présentes dans les lits des ravines et rivières et ne pas les intégrer au curage. "Cela permettra une formation spécifique et une sensibilisation accrue de la préservation de l'environnement", insiste Pascal Bigot.

Malgré le flou juridique qui entoure les compétences relatives au nettoyage des 300 à 400 ravines réunionnaises, Saint-Joseph a donc retenu la leçon de 2009 et est passée à l'action, le tout en créant de l'emploi. "Il faut accompagner la nature d'une manière douce en prenant en compte le vécu de ces cours d'eau", insiste à ce titre Michel Gérard. Un accompagnement qui ne fait que commencer à Saint-Joseph et qui ne demande qu'à se développer dans les 23 autres communes du département.

 

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