Le Port 1 : Pierre Vergès tente un come-back contesté par une vague jeune

Conseiller général sortant : Jean-Yves Langenier (PCR)
Les candidats (partis tels qu'inscrits auprès de la Préfecture) :
Charles Moyac (Europe Ecologie Les Verts)
Bernard Mahé (Divers droite)
Pierre Vergès (PCR)
Valérie Auber (Nouveau Centre)
Doriane Dijoux (Nationaliste Nasion rénioné)
Analyse :
Une fois n'est pas coutume, le candidat sortant, à savoir Jean-Yves Langenier, ne brigue pas un nouveau mandat, ce qui constitue une particularité dans cette campagne départementale. Deuxième surprise, le retour en scène d'un certain Pierre Vergès qui vit un "je t'aime moi non plus" avec la ville du Port.
Un siège de conseiller général que finalement Pierre Vergès connaît très bien pour l'avoir occupé de 1985 à 1998 avant que Jean-Yves Langenier ne damne le pion et devienne l'homme fort de la ville portuaire. En 2004, Jean-Yves Langenier l'avait emporté dès le premier tour sans aucune contestation possible avec 67,17% reléguant son premier rival Philippe Cadet (UMP) à 19,81%. Une nouvelle fois, le PCR pourra compter sur une base solide sur un canton qualifié de bastion du PCR. Le challenge pour son représentant sera de tester le niveau de sa popularité sur cette ville pour un retour annoncé. Les Portois l'auront-il pardonné ?
Face à Pierre Vergès, Les visages se renouvellent fortement à l'exception notable de Bernard Mahé qui oriente sa campagne sur une opposition farouche de ce qu'il qualifie de clan Vergès. Une dynastie qu'il souhaite voir prendre fin sur la ville portuaire et qu'il combattra à nouveau sous l'étiquette "divers droite". Une initiative qui n'aidera sans doute pas l'électorat de droite de ce canton à se cristalliser sur un candidat au premier tour. Ces derniers devront choisir entre Bernard Mahé et la candidate de la droite unie.
Un parrainage "La Réunion en confiance" qui est finalement allé vers un visage "neuf", celui de Valérie Auber, qui marque également une ouverture au centre. Estampillé "Nouveau Centre", la candidate de Didier Robert devra améliorer le score du candidat UMP de 2004 qui n'avait atteint que 19% des voix. Une amélioration qui serait déjà une victoire en soi tant la ville du Port semble marquée politiquement. A moins que la vague de jeunisme caractérisée par l'élection de Didier Robert en mars 2010 à la Région ne gagne aussi le choix des électeurs.
Avec cinq candidats cette fois-ci contre quatre il y a sept ans, le paysage politique s'ouvre cette année sur l'écologie. Confortée par une médiatisation dynamisée par les Régionales, le parti Europe Ecologie Les Verts présentera son poulain sur le Port : Charles Moyac. Une ferveur écologique que le candidat dit avoir transformé en engagement politique à l'issue des Régionales justement, moment de son adhésion au parti. En février dernier lors de sa présentation, Charles Moyac avait prévenu la concurrence de façon plutôt ciblée : "Europe Écologie Les Verts est le parti des politiciens sans casseroles et intègres qui font une politique différente".
Le parti d'Aniel Boyer a tenté de quadriller au maximum les cantons renouvelables. Il présente Doriane Dijoux sur ce canton qui couvre essentiellement le carré historique de la ville. Nasion Rénioné compte avant tout surfer sur son discours identitaire pour se faire une place au soleil portois. Elle figure parmi les cinq candidats lancés par le parti nationaliste qui espère pour ces cantonales s'aguerrir encore plus et faire connaître ses membres au-delà du visage bien connu de son leader.



