La Possession : Gilles Hubert dénonce la valse des cadres, une "manipulation des faits" pour la mairie

Dans un communiqué envoyé à toutes les rédactions de l'île, Gilles Hubert, ex-premier adjoint et devenu le Némésis de Vanessa Miranville, attaque de nouveau la gestion de l’actuelle maire, pointant du doigt le départ prochain du directeur général des services (DGS). Une décision confirmée par la mairie, qui nuance toutefois, accusant l’opposant de tronquer la réalité.
Les élections municipales approchent, et tous les coups semblent permis. Désormais, chaque événement local est scruté à travers le prisme de la campagne à venir. Si les bons résultats sont bien sûr valorisés par les sortants et minimisés par les oppositions, l’inverse est tout aussi vrai — comme l’a illustré la récente annonce du départ du DGS de La Possession.
Un départ "pour des raisons personnelles"
Dans un communiqué au vitriol, Gilles Hubert s’est emparé de l’information. Pour lui, il s’agit d’une nouvelle preuve d’« instabilité chronique qui mine la gouvernance de Mme la Maire depuis 2014. Pas moins de huit DGS se sont succédé à ce poste stratégique, incapables de travailler durablement avec l’édile. Plusieurs dizaines de directeurs de services ont eux aussi quitté la collectivité au fil des années, lassés par un management autoritaire, aveugle et profondément irrespectueux de ses agents comme de ses administrés », s’indigne l’ancien premier adjoint. Pour celui qui ne cache plus ses ambitions pour 2026, ce départ ne fait pas de doute : « Il est légitime de penser que M. Lucien refuse d’être associé à une dérive de gestion qu’il ne cautionne pas. »
Face aux rumeurs qui enflaient autour d’un départ précipité d’un maillon essentiel de la collectivité, la mairie a voulu rassurer. « S’il a effectivement fait savoir qu’il souhaitait quitter son poste, son départ n’est pas prévu dans les prochains jours. Il n’est pas question d’une brouille entre la maire et son DGS, mais d’un départ pour des raisons personnelles liées à ses obligations familiales. Monsieur Hubert manipule des faits en les tronquant », indique la Ville, tentant de désamorcer la polémique.


