La Chambre d’agriculture passe au vert mais attend une aide de l'Etat

Lors de son assemblée plénière, la chambre verte a présenté ce jeudi un budget initial 2026 qui confirme le redressement de ses comptes. Reste le poids de la dette, pour laquelle son président appelle de nouveau à un soutien de l’État.
Mais avant de parler de chiffres et des sujets qui inquiètent les agriculteurs, c’est par une minute de silence en l'honneur de Daniel Moreau, le patron de Royal Bourbon et président de l’ARIFEL, décédé mercredi, que la dernière assemblée plénière de la Chambre d’agriculture a débuté ce jeudi.
« Il a laissé une trace indélébile dans le paysage agricole et agroalimentaire de l’île », lui a rendu hommage son président, Olivier Fontaine.
Un budget 2026 dans le vert
Principal dossier à l’ordre du jour : la présentation du budget primitif 2026. Malgré un « contexte financier complexe », ce dernier confirme le redressement engagé des comptes de la chambre consulaire. Contre un résultat bénéficiaire de 9 000 euros à la fin de l'exercice 2024, et d’un peu plus de 81 000 euros cette année (prévision de la décision rectificative de juillet dernier), la chambre verte prévoit de terminer sur un résultat positif d'environ 350 000 euros en 2026.
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Un budget construit « conformément au plan pluriannuel de restructuration », voté le 24 juillet dernier en présence du préfet, déclare son président. « Nous poursuivons notre maîtrise en matière de dépenses », poursuit Olivier Fontaine.
Pour rappel, le plan repose sur trois volets : la rationalisation de la masse salariale, une réflexion sur le bâti et une adaptation de l’organisation des missions.

Dépenses en baisse, recettes en hausse
Le budget affiche une baisse des dépenses globales de fonctionnement, marquée principalement par une économie d’un peu plus de 211 000 euros au niveau de la masse salariale, via des départs non remplacés.
Dans le même temps, les recettes s’améliorent avec une hausse de 57 000 euros du montant attendu des subventions (Département, FEADER et État).
Un résultat « conforme aux annonces du plan de restructuration », a souligné le président de la chambre, tout en rappelant « l’importance d’être accompagné ».
“On a besoin d’aide”
Un message principalement destiné à l’État : « Notre budget primitif est fidèle au travail mené dans le plan de restructuration et va dans le sens d’une restauration de la situation financière, mais la situation n’est pas encore gagnée. On attend un signal de l’État, on est au travail mais on a besoin d’aide », commente Olivier Fontaine.
Une référence au poids du remboursement de la dette, estimée à quatre millions d’euros, et dont les échéances impactent la trésorerie de la chambre verte.
Sur ce point, les discussions se poursuivent avec l’État concernant la demande de soutien formulée par la chambre, sous la forme d’une subvention « exceptionnelle » ou d’un rééchelonnement de l'échéancier de remboursement.
Olivier Fontaine espérait ce jeudi un « moment d’échange » avec la ministre de l’Outre-mer.

La vente du siège en “réflexion”
De son côté, le préfet a fortement encouragé la chambre à vendre son siège, estimé à plus de 4 millions d’euros par le service des Domaines. « La réflexion est en cours mais nous voulons aussi faire le bon choix. En même temps, on ne peut pas se lancer dans une stratégie immobilière si on n’est pas rassuré financièrement », indique le président.
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Les dossiers qui inquiètent les agriculteurs
La séance a aussi été l’occasion de passer en revue les dossiers qui inquiètent les agriculteurs : la défense du modèle actuel du POSEI et de la PAC, en tête, ou encore la question de l’importation par des éleveurs de bovins de métropole. Un sujet sur lequel nous reviendrons prochainement.


